Toutes les captures de ce test viennent de nos sessions sur Nintendo Switch 2.
Resident Evil 4 Gold Edition est sorti le 16 octobre 2026 sur Nintendo Switch 2, en téléchargement à 49,99 €, en même temps que les remakes de Resident Evil 2 et 3 (le détail des trois éditions est dans notre point prix et contenu). Le jeu, on l’avait testé à sa sortie en 2023, tout comme son extension Separate Ways, devenue Une autre voie en français. Cette Gold Edition réunit les deux, avec le mode Mercenaires et les bonus sortis depuis. On l’a testée avec un code fourni par Capcom, surtout en portable et aussi sur la télé, pour une seule raison : c’est le portage le plus ambitieux des trois, et celui qui pousse le plus la console dans ses retranchements.
Tout Resident Evil 4, sans rien en moins
Le contenu est intact. Leon se déplace en tirant, pare au couteau, enchaîne tir dans le genou et coup de pied, la mallette se range toujours comme une partie de Tetris, le marchand vend, améliore et répare, et Ashley n’a plus de barre de vie à surveiller. Le village reste la partie la plus réussie, et l’île la moins inspirée. Pour tout ce qui touche au jeu lui-même, notre test de 2023 reste valable.
La Gold Edition fait la différence avec les autres versions du commerce. Une autre voie, la campagne d’Ada Wong vendue à part en 2023, est incluse : elle se déroule en parallèle de celle de Leon, et le grappin d’Ada lui donne un rythme bien à elle. Le mode Mercenaires, qui oublie la tension pour le score et le combo, est parfait pour de petites sessions en portable. S’y ajoutent les tenues, les armes bonus, les cartes aux trésors, la bande-son classique, et le New Game+. Des trois sorties Switch 2, c’est de loin la plus généreuse.
Sur Switch 2, la console poussée à bout
Resident Evil 4 est bien plus exigeant que les deux autres : des environnements plus ouverts, beaucoup plus d’ennemis à l’écran, une végétation plus dense, des effets météo plus présents. Malgré tout ça, le jeu vise les 60 images par seconde, et c’est franchement impressionnant. Mais il ne les tient pas toujours, contrairement à Resident Evil 2. Dans les grosses mêlées, dans certaines zones du village ou sous une météo chargée, la fluidité baisse nettement. Ce n’est jamais injouable, loin de là, mais quelqu’un qui arrive d’une Xbox Series X ou d’un bon PC le remarquera tout de suite.
L’image, elle, est reconstruite à partir d’une définition plus basse, et c’est grâce à ça que le jeu reste aussi beau avec un objectif aussi élevé. En mouvement, le résultat impressionne, mais les défauts apparaissent vite quand on les cherche. Les cheveux de Leon et d’Ada paraissent granuleux, les détails fins scintillent, les objets très fins perdent en stabilité. La végétation est moins dense dans certaines zones du village, quelques éléments secondaires sont simplifiés, les reflets sur l’eau sont moins travaillés. Des textures et des détails apparaissent parfois en retard, comme les rochers lointains qui changent de qualité en approchant, plus souvent que dans Resident Evil 2 ou 3. Et les ennemis éloignés s’animent de façon saccadée, ce qui se voit davantage dans les grandes arènes. La priorité est clairement donnée à la fluidité, et c’est le bon choix.
La vraie bonne surprise, c’est la visée gyroscopique, absente de Resident Evil 2 et 3. On vise grossièrement au stick, puis on affine en bougeant légèrement la console ou la manette. Pour aligner une tête ou abattre un médaillon bleu, c’est redoutable. Les réglages restent limités, et il n’y a toujours pas de mode souris avec les Joy-Con 2, ce qui aurait fait des merveilles dans Mercenaires. Le HDR fonctionne bien sur un écran compatible, le son surround aussi, et le travail sonore reste exceptionnel : les Ganados se parlent entre eux, une tronçonneuse s’entend avant qu’on voie son propriétaire. Au casque, en portable, c’est excellent.
Resident Evil 4 sur Switch 2 : on fonce ?
Oui, et le portable est son meilleur argument. L’image est plus douce, les concessions se voient davantage quand on les cherche, mais l’écran les masque bien. Contrairement à une version Cloud, tout tourne sur la machine : pas de latence réseau, pas de compression vidéo, pas de connexion obligatoire. On met la console en veille au milieu du château et on reprend exactement au même endroit, ce qui compte pour une campagne aussi longue. Une Xbox Series X, une PS5 ou un bon PC restent devant techniquement, mais aucune ne tient dans un sac. Voir la Switch 2 tenir les batailles du village, avec les Ganados qui débordent de partout et la tronçonneuse qui approche, a quelque chose de franchement réjouissant.
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