Toutes les captures de ce test viennent de nos sessions sur Nintendo Switch 2.
Resident Evil 2 Deluxe Edition est sorti le 16 octobre 2026 sur Nintendo Switch 2, en téléchargement à 39,99 €, le même jour que les remakes de Resident Evil 3 et 4 (on a fait le point sur les prix et le contenu des trois jeux). Le jeu, on le connaît : on avait testé le remake à sa sortie en 2019. Ce qui change, c’est la machine. Sur la première Switch, Resident Evil 2 n’existait qu’en version Cloud, lancée depuis un serveur distant. Ici, il tourne directement sur la console. On l’a testé avec un code fourni par Capcom, surtout en portable et aussi sur la télé, et ce test se concentre sur ce qui compte pour cette version : le portage.
Le même jeu, dans la poche
Rien n’a été coupé. On choisit toujours Leon S. Kennedy ou Claire Redfield, le commissariat de Raccoon City fonctionne toujours comme un grand puzzle de portes verrouillées et d’objets à rapporter, Mr. X fait toujours résonner ses pas dans les couloirs, et chaque balle compte encore. Les reproches de 2019 tiennent aussi : les deux campagnes se ressemblent trop, et les égouts comme le laboratoire n’arrivent pas à la cheville du commissariat. Pour le détail du jeu lui-même, notre test d’origine reste valable.
La Deluxe Edition ajoute des tenues pour Leon et Claire, dont la version Elza Walker et les tenues inspirées de 1998, des variantes du pistolet Samurai Edge et la bande-son originale. Rien n’a été créé pour la Switch 2 : on récupère la version complète d’un jeu sorti il y a sept ans. Tout l’intérêt de cette version tient donc dans la manière dont la console le fait tourner.
Sur Switch 2, un portage très propre
Des trois remakes, Resident Evil 2 est le moins exigeant, et ça se voit. Le jeu vise 60 images par seconde et les tient très souvent, en portable comme sur la télé. Sur la télé, l’image est un peu moins nette que sur les consoles plus puissantes ou sur PC, mais reste propre dans la grande majorité des situations. Capcom a fait des concessions : certaines textures sont plus molles, les cheveux perdent un peu en netteté. La plus visible concerne les zombies éloignés, qui s’animent de façon moins fluide que le reste avant de retrouver leur mouvement normal en s’approchant. Dans un jeu fait surtout de couloirs étroits, le compromis passe très bien.
L’éclairage, lui, n’a pas été sacrifié, et c’était le plus important. Le commissariat noyé dans la pénombre, la lampe torche qui fait la mise en scène, les reflets sur les sols mouillés et les éclairages de secours : l’ambiance reste très proche de celle des autres versions. En portable, l’image devient plus douce et certaines textures paraissent plus compressées, mais l’écran plus petit cache une partie des défauts et la fluidité ne bouge pas. Pour un jeu aussi sombre, l’écran de la Switch 2 s’en sort très bien : on peut faire tout Resident Evil 2 en portable sans impression de version au rabais.
Le regret vient des commandes. Pas de visée gyroscopique, pas de mode souris avec les Joy-Con 2. Un jeu de tir à la troisième personne s’y prêtait pourtant parfaitement, et Capcom l’a fait pour Resident Evil 4, sorti le même jour. Les sticks fonctionnent très bien, mais cette version aurait pu profiter davantage de la console. Le son, en revanche, est toujours remarquable : portes, pas, un zombie derrière un mur, des cris au loin, puis les pas lourds de Mr. X. Au casque en portable, c’est redoutable. La version française est complète, voix comprises.
Resident Evil 2 sur Switch 2 : on fonce ?
Pour ceux qui n’ont jamais fait le remake, oui : c’est le meilleur équilibre des trois entre horreur, fouille et action, et ce portage ne lui retire rien d’important. Pour ceux qui l’ont déjà fini sur une autre console, seule la possibilité d’y jouer partout justifie de repasser à la caisse, et ce n’est pas rien. Pouvoir enfin lancer Resident Evil 2 sur une Switch sans connexion change tout, et on finit par jouer au casque, la console à quelques centimètres du visage, en guettant un bruit de pas.
Votre avis sur cet article ?
Une réaction, en un clic.
Chargement des réactions…
