Toutes les captures de ce test viennent de nos sessions sur Nintendo Switch 2.
Resident Evil 3 est sorti le 16 octobre 2026 sur Nintendo Switch 2, en téléchargement à 29,99 €, le même jour que les remakes de Resident Evil 2 et 4 (tous les détails dans notre point sur les trois jeux). Le jeu lui-même, on l’avait testé à sa sortie en 2020, et le portage ne change rien à son contenu. On l’a testé avec un code fourni par Capcom, surtout en portable et aussi sur la télé, pour savoir comment la Switch 2 s’en sort, et si le petit prix efface enfin le défaut qu’on lui reprochait déjà.
Le même remake, avec les mêmes trous
On retrouve Jill Valentine et son esquive parfaite, qui ralentit le temps quand on la déclenche au bon moment, les séquences avec Carlos, plus direct encore, et Nemesis, spectaculaire mais trop scripté pour faire aussi peur que Mr. X. Le jeu penche nettement vers l’action, avec plus de ressources et de combats que Resident Evil 2, et un couteau qui ne s’use plus.
Les reproches de 2020 tiennent toujours. Par rapport au jeu de 1999, le beffroi est largement sacrifié, le parc et le Grave Digger ont disparu, les choix en temps réel aussi, et Raccoon City cède vite la place à des séquences en ligne droite. Une première partie se boucle très vite. À 29,99 €, la pilule passe beaucoup mieux qu’au prix fort, sans faire disparaître le problème. Les difficultés Cauchemar et Enfer, qui déplacent ennemis et objets, et la boutique de bonus débloquée après la première partie donnent heureusement des raisons d’y revenir. En revanche, Resident Evil Resistance, le multijoueur asymétrique livré avec le jeu en 2020, n’est pas inclus sur Switch 2, Capcom l’indique sur sa page.
Sur Switch 2, un portage excellent
Techniquement, il y a peu à redire. Le jeu vise 60 images par seconde et reste très fluide dans la plupart des situations, ce qui compte énormément quand tout repose sur l’esquive parfaite. Quelques variations apparaissent quand les effets et les ennemis s’accumulent, sans gêner. Les textures sont parfois moins fines et les reflets simplifiés par rapport aux versions Xbox Series, PS5 ou PC, mais tout ce qui fait le spectacle est là : les néons, les incendies, la fumée, les explosions, la pluie. Comme dans Resident Evil 2, les ennemis éloignés s’animent de façon saccadée avant de retrouver leur fluidité en s’approchant. Ça se voit quand on le cherche, et ça passe dans un jeu où l’on se bat surtout de près.
Les chargements sont courts, ce qui compte en difficulté élevée, quand on meurt souvent. En portable, l’image perd un peu en précision, mais l’écran cache bien les concessions ; sur la télé, les rues gagnent en spectacle et les défauts se voient un peu plus. Comme Resident Evil 2, Resident Evil 3 ne propose ni visée gyroscopique ni mode souris, et c’est encore plus dommage ici, avec une esquive qui réclame des tirs rapides. Le HDR fonctionne bien sur un écran compatible, les armes ont du poids (le fusil à pompe, surtout), et le doublage français est présent, même si toutes les voix ne sont pas au même niveau.
Resident Evil 3 sur Switch 2 : on y va ?
Oui, à condition de savoir ce qu’on achète. Le portage est excellent et le prix enfin raisonnable, mais le jeu reste le plus court et le moins riche des trois remakes. Enchaîné juste après Resident Evil 2, on mesure vite la différence : on ferme la console après le générique, on regarde l’heure, et on se dit que Raccoon City méritait bien une deuxième soirée.
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