Toutes les captures de ce test viennent de nos sessions sur Xbox Series X.
Gear.Club Unlimited 3 est sorti le 8 octobre 2026 sur PS5, Xbox Series X|S et PC, près de huit mois après sa version Switch 2, parue le 19 février. Le jeu de course d’Eden Games, le studio lyonnais de V-Rally et de Test Drive Unlimited, ne vise ni la simulation pointue ni l’arcade pure. On l’a testé sur Xbox Series X pour savoir si cet entre-deux tient la route sur une console de salon, et pour qui.
Ni simulation, ni arcade
Inutile de venir chercher ici une simulation où l’on règle chaque élément pendant une heure. La conduite est accessible : on prend la manette et on roule. Les voitures se distinguent assez pour qu’on sente la différence de puissance et de comportement d’un modèle à l’autre, sans que le jeu devienne exigeant.
Il ne bascule pas pour autant dans l’arcade. Les voitures gardent du poids, et il faut soigner ses trajectoires et ses freinages pour tenir la corde. Cet entre-deux marche bien quand on veut simplement lancer quelques courses sans se prendre la tête.
La structure suit la même logique. Les épreuves sont courtes, certaines se bouclent en quelques minutes : on termine, on encaisse la récompense, on passe à la suivante. Le rythme est soutenu et on s’ennuie rarement pendant une course. À la longue, pourtant, les épreuves finissent par se ressembler, et il manque des rendez-vous marquants pour casser la routine.
Le Japon, le garage et sa quarantaine de voitures
Le jeu partage ses courses entre la côte méditerranéenne, en France, et le Japon, avec ses cols de montagne et ses tracés urbains de nuit, d’après le communiqué de Nacon du 8 octobre 2026. Le Japon change vraiment l’air : on n’a jamais l’impression de refaire les mêmes routes. Certains décors donnent envie de lever le pied pour les regarder, ce qu’on fait rarement quand on passe l’essentiel de la course pied au plancher.
Le garage est l’un des meilleurs éléments du jeu. L’argent gagné en course sert à acheter des voitures, à améliorer celles qu’on possède et à les personnaliser, de la carrosserie à la mécanique. Tout se paie, et il faut sans cesse choisir entre une voiture neuve tout de suite et les améliorations de celle qu’on conduit. Le système n’est pas le plus profond du genre, mais il donne envie de s’occuper de ses voitures.
C’est justement là qu’on attendait plus. Le jeu annonce plus de 40 voitures, de Porsche à Bugatti en passant par Nissan et Mazda. Ce n’est pas ridicule, mais pour un jeu dont une bonne partie du plaisir vient de la collection, le garage se remplit trop vite. La qualité est là, la quantité un peu juste.
Highway Rush et une IA qui déraille
Le mode Highway Rush, nouveauté de cet épisode, avait tout pour devenir la signature du jeu. On s’élance sur une autoroute chargée et il faut slalomer dans la circulation pour battre un adversaire. Quand la vitesse grimpe et qu’on passe entre deux voitures avec quelques centimètres de marge, la tension est réelle. Le système montre vite ses limites : l’adversaire se met souvent en difficulté tout seul, et certains duels se gagnent parce qu’il a percuté la circulation. Au bout d’un moment, tout se résume à garder une grosse vitesse sans toucher personne.
L’IA est le point qui gêne le plus. Certains concurrents commettent des erreurs étranges ou perdent un temps fou sans raison apparente. À l’inverse, un adversaire au volant d’une voiture nettement plus puissante devient très difficile à rattraper. On a parfois eu l’impression que la puissance de la voiture décidait de la course plus que le pilotage : il compte, bien sûr, mais dans certaines épreuves, avoir la bonne voiture compte davantage.
Techniquement, rien à redire sur Xbox Series X. Le jeu tourne de façon fluide, les voitures sont bien modélisées et les environnements agréables, sans chercher à en mettre plein la vue. Ici, la direction artistique fait plus que la puissance brute, et la fluidité garde de bonnes sensations quand la vitesse augmente.
Le communiqué de Nacon annonce aussi plus de 50 circuits, un mode Carrière revu, un mode Free Roam pour rouler sans objectif et le retour du jeu à deux en écran partagé. On a surtout joué la progression d’épreuves courtes décrite plus haut : c’est elle qui donne au jeu son rythme, pour le meilleur et pour la routine.
Gear.Club Unlimited 3 : on fonce ou on attend ?
Pour qui cherche un jeu de course à lancer pour trois ou quatre épreuves, améliorer une voiture et éteindre, on fonce : tout est immédiat, et on s’amuse. Pour qui veut une simulation poussée ou un jeu qui surprend, on attend une promotion, car la concurrence sur console de salon est bien plus rude que sur Switch 2. Pour passer dans la catégorie supérieure, la série devra prendre des risques.
Gear.Club Unlimited 3 a tout du jeu qu’on garde pour les soirs où l’on n’a qu’une demi-heure, et c’est peut-être exactement ce qu’il veut être.
