TEST12/10/2026

Gear.Club Unlimited 3 roule bien, mais trop sage

Une conduite accessible et un garage qui donne envie, mais une IA bancale et une formule qui ne prend aucun risque

Sur Xbox Series X, Gear.Club Unlimited 3 enchaîne des courses courtes et agréables, sans oser la surprise qui le ferait changer de catégorie.

VERDICT SPIRITGAMER

Belle pioche

14/20

Gear.Club Unlimited 3 a trouvé le bon dosage pour une manette posée sur le canapé : une conduite qui pardonne sans tomber dans l'arcade, des courses qui durent quelques minutes, un garage où chaque gain se transforme en pièce ou en voiture neuve. On s'y amuse vite. Mais il ne tente rien de plus : le Highway Rush reste une bonne idée à moitié exploitée, l'IA alterne bourdes et coups de turbo, et la quarantaine de voitures fait vite le tour du garage.

Points forts

  • Une conduite accessible, pas simpliste
  • Un garage qui donne envie de revenir
  • Le Japon, un vrai changement d'air

Points faibles

  • Une IA trop irrégulière
  • Un Highway Rush sous-exploité
  • La voiture compte plus que le pilote
Par

Devil

Directeur

Devil, fondateur de SpiritGamer. Zelda et Halo dans le sang depuis toujours, mais sinon je joue à tout, manette en main ou pas. Si un article vous a fait grincer des dents, c'est probablement le mien.

Jeux Vidéo, Hardware, Ciné/Séries, Livre/BD

Toutes les captures de ce test viennent de nos sessions sur Xbox Series X.

Gear.Club Unlimited 3 est sorti le 8 octobre 2026 sur PS5, Xbox Series X|S et PC, près de huit mois après sa version Switch 2, parue le 19 février. Le jeu de course d’Eden Games, le studio lyonnais de V-Rally et de Test Drive Unlimited, ne vise ni la simulation pointue ni l’arcade pure. On l’a testé sur Xbox Series X pour savoir si cet entre-deux tient la route sur une console de salon, et pour qui.

La bande-annonce de lancement de Gear.Club Unlimited 3.

Ni simulation, ni arcade

Inutile de venir chercher ici une simulation où l’on règle chaque élément pendant une heure. La conduite est accessible : on prend la manette et on roule. Les voitures se distinguent assez pour qu’on sente la différence de puissance et de comportement d’un modèle à l’autre, sans que le jeu devienne exigeant.

Il ne bascule pas pour autant dans l’arcade. Les voitures gardent du poids, et il faut soigner ses trajectoires et ses freinages pour tenir la corde. Cet entre-deux marche bien quand on veut simplement lancer quelques courses sans se prendre la tête.

En RX-7 sur une route de la côte méditerranéenne. Capture SpiritGamer réalisée en cours de test sur Xbox Series X.

La structure suit la même logique. Les épreuves sont courtes, certaines se bouclent en quelques minutes : on termine, on encaisse la récompense, on passe à la suivante. Le rythme est soutenu et on s’ennuie rarement pendant une course. À la longue, pourtant, les épreuves finissent par se ressembler, et il manque des rendez-vous marquants pour casser la routine.

Le Japon, le garage et sa quarantaine de voitures

Le jeu partage ses courses entre la côte méditerranéenne, en France, et le Japon, avec ses cols de montagne et ses tracés urbains de nuit, d’après le communiqué de Nacon du 8 octobre 2026. Le Japon change vraiment l’air : on n’a jamais l’impression de refaire les mêmes routes. Certains décors donnent envie de lever le pied pour les regarder, ce qu’on fait rarement quand on passe l’essentiel de la course pied au plancher.

Au Japon, entre torii et cerisiers en fleurs. Capture SpiritGamer réalisée en cours de test sur Xbox Series X.

Le garage est l’un des meilleurs éléments du jeu. L’argent gagné en course sert à acheter des voitures, à améliorer celles qu’on possède et à les personnaliser, de la carrosserie à la mécanique. Tout se paie, et il faut sans cesse choisir entre une voiture neuve tout de suite et les améliorations de celle qu’on conduit. Le système n’est pas le plus profond du genre, mais il donne envie de s’occuper de ses voitures.

C’est justement là qu’on attendait plus. Le jeu annonce plus de 40 voitures, de Porsche à Bugatti en passant par Nissan et Mazda. Ce n’est pas ridicule, mais pour un jeu dont une bonne partie du plaisir vient de la collection, le garage se remplit trop vite. La qualité est là, la quantité un peu juste.

Highway Rush et une IA qui déraille

Le mode Highway Rush, nouveauté de cet épisode, avait tout pour devenir la signature du jeu. On s’élance sur une autoroute chargée et il faut slalomer dans la circulation pour battre un adversaire. Quand la vitesse grimpe et qu’on passe entre deux voitures avec quelques centimètres de marge, la tension est réelle. Le système montre vite ses limites : l’adversaire se met souvent en difficulté tout seul, et certains duels se gagnent parce qu’il a percuté la circulation. Au bout d’un moment, tout se résume à garder une grosse vitesse sans toucher personne.

Un duel de nuit en Highway Rush, au milieu de la circulation. Capture SpiritGamer réalisée en cours de test sur Xbox Series X.

L’IA est le point qui gêne le plus. Certains concurrents commettent des erreurs étranges ou perdent un temps fou sans raison apparente. À l’inverse, un adversaire au volant d’une voiture nettement plus puissante devient très difficile à rattraper. On a parfois eu l’impression que la puissance de la voiture décidait de la course plus que le pilotage : il compte, bien sûr, mais dans certaines épreuves, avoir la bonne voiture compte davantage.

Techniquement, rien à redire sur Xbox Series X. Le jeu tourne de façon fluide, les voitures sont bien modélisées et les environnements agréables, sans chercher à en mettre plein la vue. Ici, la direction artistique fait plus que la puissance brute, et la fluidité garde de bonnes sensations quand la vitesse augmente.

Le communiqué de Nacon annonce aussi plus de 50 circuits, un mode Carrière revu, un mode Free Roam pour rouler sans objectif et le retour du jeu à deux en écran partagé. On a surtout joué la progression d’épreuves courtes décrite plus haut : c’est elle qui donne au jeu son rythme, pour le meilleur et pour la routine.

Gear.Club Unlimited 3 : on fonce ou on attend ?

Pour qui cherche un jeu de course à lancer pour trois ou quatre épreuves, améliorer une voiture et éteindre, on fonce : tout est immédiat, et on s’amuse. Pour qui veut une simulation poussée ou un jeu qui surprend, on attend une promotion, car la concurrence sur console de salon est bien plus rude que sur Switch 2. Pour passer dans la catégorie supérieure, la série devra prendre des risques.

Gear.Club Unlimited 3 a tout du jeu qu’on garde pour les soirs où l’on n’a qu’une demi-heure, et c’est peut-être exactement ce qu’il veut être.

EN PRATIQUE

Pour vous décider

Prix constaté49,99 €
Plateforme testéeXbox Series X
Version / buildSur Xbox Series X, code fourni par Nacon, octobre 2026
Plateformes
Pour qui ?Pour qui veut des courses courtes et accessibles, pas pour les amateurs de simulation.