Après nous avoir gâtés avec le remake du deuxième épisode de sa série d’horreur (retrouvez notre test ici), Capcom remet le couvert avec Resident Evil 3, qui passe lui aussi par la case lifting. On repart donc à Raccoon City, la ville où tous les zombies du monde semblent s’être donné rendez-vous pour fêter la réussite des projets d’Umbrella. Petite visite guidée en compagnie de nos guides attitrés.
Nemesis donne le ton
La visite commence dans un petit appartement en compagnie de Jill Valentine, et le jeu nous jette directement dans le bain bouillant de Raccoon City. Nemesis, le grand méchant qu’on a pu voir dans les bandes-annonces, nous attaque dès les premières minutes. Capcom plante le décor sans détour : le maître mot de Resident Evil 3 sera le stress.
Vous vous souvenez de Mr. X, ce monsieur ronchon qui nous suivait partout dans Resident Evil 2 ? Oubliez-le : Nemesis, c’est Mr. X puissance dix. Non seulement il nous traque, mais il sait aussi se servir d’armes, lance-flammes et lance-roquettes compris, et il faut régulièrement l’affronter. Seulement, cette tension finit par s’essouffler dès qu’on est suffisamment équipé. Au départ, l’arsenal est plutôt maigre, mais Jill se retrouve vite avec de quoi faire pâlir le plus aguerri des agents des S.T.A.R.S.
Comme Resident Evil 2, cet épisode conserve le fil conducteur du jeu d’époque. J’aurais aimé quelques améliorations dans l’inventaire, notamment un nombre maximum de munitions par emplacement un peu plus élevé avant d’en occuper un deuxième. On peut toujours agrandir le sac grâce aux sacoches disséminées çà et là, mais on passe beaucoup de temps en allers-retours entre les coffres et les nouveaux consommables, munitions ou soins.
Côté objets clés, en revanche, on est rarement embêté. Là où Resident Evil 2 imposait un nombre incalculable d’allers-retours, les énigmes sont ici presque inexistantes. Il faut récolter quelques objets au début pour avancer, mais ensuite, on reste rarement bloqué faute de la bonne clé.
Un RE Engine encore plus beau
Comme son prédécesseur, Resident Evil 3 tourne sur le moteur maison de Capcom, le RE Engine, et j’ai eu l’impression qu’il était encore plus beau ici, que ce soit pour les personnages, les ennemis ou la ville. Seuls les cheveux de Carlos me gênaient un peu, mais ça vient peut-être de moi.
Ce moteur permet, comme dans le volet précédent, de viser réellement la partie du corps qu’on veut toucher. C’est d’autant plus vrai que certains boss doivent être touchés à des endroits précis pour tomber. Les impacts se voient en temps réel, et on s’amuse à viser différentes parties du corps pour voir l’effet des dégâts.
Resistance, le multijoueur à part
Je passe rapidement sur le multijoueur : personnellement, je joue à Resident Evil pour avoir peur. Capcom en a fait un jeu à part, Resident Evil Resistance, absent des menus de Resident Evil 3 et lancé depuis sa propre application.
On y incarne soit le Mastermind, qui met quatre survivants à l’épreuve en leur envoyant zombies, tourelles armées ou même un Tyran, soit l’un des six survivants, chacun avec son rôle et ses capacités. Un tutoriel fait jouer les deux camps à tour de rôle : on apprend à empêcher l’équipe adverse d’atteindre la sortie avec le Mastermind, puis à s’échapper de la zone d’expérience avec les survivants. On peut aussi bien jouer seul que coopérer avec trois autres joueurs.
Ce remake de l’un des épisodes les plus appréciés avance à deux vitesses. Le jeu est superbe, encore plus beau que son prédécesseur, mais il est clairement devenu un jeu d’action, sans les phases de réflexion de l’original. Oubliez votre cerveau et fuyez devant Nemesis, qui ne vous lâchera pas, au début du moins, car l’action retombe dès que l’arsenal devient conséquent. Dommage, le jeu perd un peu de son intérêt avec ces manques et ce rythme qui faiblit.
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