TEST10/11/2025

Agatha Christie – Mort Sur Le Nil

VERDICT SPIRITGAMER

Belle pioche

14/20

Malgré ses défauts, Agatha Christie – Mort sur le Nil est le genre de jeu parfait pour les soirées d’automne pluvieuses. Pas de fusillades, pas de jump scares — juste du mystère, des dialogues à l’ancienne, et cette douce satisfaction de relier les indices comme un vrai limier. C’est cosy, lent, un peu maladroit parfois, mais diablement attachant.

Points forts

  • Ambiance 70s kitsch mais charmante
  • Énigmes logiques et variées
  • Deux personnages jouables intéressants
  • Carte mentale intuitive et utile

Points faibles

  • Animations et doublages datés
  • Peu de rejouabilité une fois le mystère résolu
  • Certaines mécaniques manquent de rythme
  • Les moustaches dorées ne se coiffent pas
Par

Yakudark

Rédacteur chez SpiritGamer

Verdict rapide

  • 🕹️ Jeu : Agatha Christie – Mort sur le Nil

  • 🧑‍💻 Développeur : Microids Studio Lyon

  • 🏢 Éditeur : Microids

  • 🎮 Plateformes : PS5, Xbox Series X/S, Nintendo Switch, PC

  • ⏱️ Durée de vie : 8 à 10 heures

  • 👥 Mode de jeu : Solo

  • 🧠 Genre : Aventure narrative / Enquête / Puzzle

  • 💬 Verdict express : Une enquête classique revisitée avec du flair, de la moustache, et un Poirot qui bouge mieux que ses animations.

Un meurtre, des moustaches et une croisière qui tourne mal

Ah, Death on the Nile. Ce roman mythique d’Agatha Christie, publié en 1937, a déjà connu plus d’adaptations que de tasses de thé bues par Miss Marple. Et cette fois, c’est Microids Studio Lyon qui remet le crime sur le tapis, ou plutôt sur le Nil, en version vidéoludique.

L’histoire, tu la connais sûrement : une héritière richissime, un bateau, un meurtre, et notre cher Hercule Poirot, détective belge au poil — littéralement — qui s’y colle pour élucider l’affaire.
Mais surprise : cette version nous propulse non pas dans les années 30, mais dans les années 70, époque de pantalons pattes d’éléphant, néons criards et chemises qui auraient traumatisé la mode à jamais. Oui, tu vas voir Poirot danser sur du disco. Et non, tu ne pourras jamais désapprendre ça.

Hercule Poirot version funky (et Jane Royce en guest-star)

L’idée de Microids est audacieuse : dépoussiérer la formule en modernisant la timeline et en introduisant un nouveau personnage jouable, Jane Royce, une détective privée tout droit sortie de l’imagination du studio. Tu alternes entre les deux protagonistes, chacun menant sa propre enquête, jusqu’à ce que leurs chemins se croisent façon grand final digne d’un roman de Christie.

Les environnements sont variés : Londres, New York, Majorque et bien sûr l’Égypte. Chaque décor offre son lot de suspects, de faux-semblants et de dialogues à décoder. Si l’écriture ne révolutionne pas le genre, l’atmosphère “polar rétro” fonctionne parfaitement.

Le plaisir de l’enquête à l’ancienne

Le gameplay repose sur une succession de puzzles logiques, d’interrogatoires et de déductions. La grande nouveauté : une carte mentale interactive où tu relies indices, témoignages et chronologies pour reconstituer le crime. Un vrai tableau d’enquête façon “fil rouge et punaises”, sauf que tu n’as pas besoin de repeindre ton salon.

Le jeu propose trois niveaux de difficulté. En facile, Poirot t’explique presque la solution entre deux moustachages ; en difficile, c’est à toi de suer comme un détective sous la chaleur égyptienne. Les énigmes sont globalement cohérentes et stimulantes, même si certaines demandent plus de logique que d’intuition.

Et bonne nouvelle : pas de puzzles absurdes du style “mettre un poisson dans une machine à café pour ouvrir une porte secrète”. Ici, tout se tient.

Animation rigide, ambiance charmante

Visuellement, Mort sur le Nil s’en sort honorablement. Les décors sont jolis, les ambiances réussies… mais les animations ont la grâce d’un robot sous calmants. Les lèvres bougent à contretemps, les gestes sont figés, et certaines voix sonnent aussi métalliques qu’un vieux tourne-disque.
Heureusement, la direction artistique rattrape le tout : on s’y croirait, moustache au vent et loupe à la main.

Cerise sur le gâteau : on peut collectionner des moustaches dorées et des vinyles disséminés dans les environnements. Oui, c’est absurde. Non, ça ne sert pas à grand-chose. Mais qui refuserait une moustache dorée dans un jeu Poirot ?

Une enquête à savourer sous un plaid

Malgré ses défauts, Agatha Christie – Mort sur le Nil est le genre de jeu parfait pour les soirées d’automne pluvieuses. Pas de fusillades, pas de jump scares — juste du mystère, des dialogues à l’ancienne, et cette douce satisfaction de relier les indices comme un vrai limier.
C’est cosy, lent, un peu maladroit parfois, mais diablement attachant.

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