Toutes les captures de ce test viennent de nos sessions sur Xbox Series X.
Minecraft Dungeons II est sorti le 29 septembre 2026 sur PC, Xbox Series X|S, PlayStation 5, Switch et Switch 2, et dès le premier jour dans le Game Pass Ultimate et le PC Game Pass. Mojang Studios et Double Eleven y reprennent la formule du premier épisode, sorti en mai 2020 : un dungeon crawler à la Diablo, mais lisible par tout le monde. Cette fois, le monde s’ouvre. On l’a parcouru via le Game Pass, sur Xbox Series X, seul et à plusieurs, pour savoir si cette suite fait mieux que le premier, et pour qui.
Voix françaises : OUI
PC : oui, doublage complet annoncé sur Steam. Xbox Series et PS5 : langues audio non détaillées par les boutiques. Switch et Switch 2 : non précisé par Nintendo.
Vérifié sur Steam et le Microsoft Store le 11 octobre 2026.
Un monde ouvert qui change la formule
C’est le changement qui nous a le plus marqués. Dans le premier épisode, on avançait d’un objectif à l’autre en nettoyant tout sur son passage. Minecraft Dungeons II laisse beaucoup plus de place à la balade : en plus des donjons, de petites zones se révèlent à qui prend le temps de regarder autour de lui.
Et cette ouverture ne sert pas à rallonger artificiellement la durée de vie. Les coffres sont nombreux, et partir dans une direction parce qu’un chemin a l’air suspect finit souvent bien. On se surprend à fouiller chaque recoin avec la même idée en tête : qu’est-ce qu’ils ont caché là-bas ? Bien souvent, du loot. Le farming y gagne beaucoup : même loin de l’objectif principal, on a rarement l’impression de perdre son temps.
Les nouveaux environnements amènent aussi des créatures qu’on n’avait jamais affrontées. Le bestiaire reste ancré dans l’univers Minecraft, mais les nouveautés suffisent à renouveler les combats.
Du loot, et des boss pour s’en servir
Les armes sont nombreuses et assez variées pour qu’on change régulièrement. Même chose pour l’équipement : remplacer une pièce peut modifier la façon d’aborder un combat. Le système devient vraiment intéressant avec les améliorations. Ajouter du poison à ses coups, faire apparaître une zone de soin après avoir éliminé un ennemi : sur le papier, ce sont de petits bonus, mais ils suffisent à orienter tout un personnage. Certaines restent bloquées tant qu’on n’a pas le niveau, ce qui permet au jeu d’introduire ses mécaniques une par une au lieu de noyer le joueur sous les options.
Le jeu reste très facile à comprendre. Pas besoin de passer une heure dans des tableaux de statistiques : on ramasse une arme, on regarde ce qu’elle apporte, on l’équipe et on repart taper dans la foule. On pourrait presque le présenter comme un Diablo à la portée de tous, avec assez de profondeur derrière pour réfléchir sérieusement à son équipement quand la difficulté monte.
Et elle monte. Partie après partie, les boss restent variés : ils ne se résument pas au même gros ennemi sous une autre apparence, et certains demandent d’observer leurs attaques avant de foncer. Surtout, le jeu rappelle une règle de base du genre : le niveau et le stuff comptent. Arriver sous-équipé devant certains boss se paie cher. Inutile de recommencer vingt fois de la même façon : mieux vaut repartir chercher de meilleures pièces et quelques niveaux. Revenir avec un nouveau build et voir enfin le boss céder, c’est exactement le plaisir qu’on attend d’un dungeon crawler.
Très bon seul, meilleur à plusieurs
Seul, Minecraft Dungeons II fonctionne très bien, et on peut passer des heures à farmer sans ressentir le besoin d’avoir quelqu’un à ses côtés. Mais la coopération, jusqu’à quatre joueurs en ligne ou sur le même écran d’après la fiche du Microsoft Store, change l’expérience. Sur nos parties à plusieurs, aucun souci de connexion, aucune coupure, aucun bug gênant.
Comme souvent dans ce genre de jeu, les meilleurs souvenirs ne viennent pas toujours d’un boss spectaculaire ou d’un coffre généreux. Ils viennent aussi du coéquipier qui tente une esquive magnifique face à un boss coriace et termine directement dans un trou. Ça compte aussi dans les qualités du jeu.
La simplicité du système sert la coopération. On peut jouer avec quelqu’un qui n’a jamais touché à un dungeon crawler sans lui faire un cours sur la construction d’un personnage : le joueur aguerri peaufine son équipement, l’autre profite de l’aventure en fauchant des hordes d’ennemis. Cette capacité à réunir des profils très différents fait une bonne partie de la réussite du jeu.
Propre sur Xbox, sage à l’oreille
Sur Xbox Series X, le jeu est fluide et propre, et il garde l’identité visuelle de la licence. Ceux que l’esthétique cubique de Minecraft rebute ne changeront pas d’avis avec cette suite, mais dans son style, tout fonctionne. Même quand les ennemis s’accumulent, l’action reste lisible, et aucun problème n’est venu casser nos sessions.
La bande-son, elle, reste très fidèle à Minecraft. Elle accompagne bien la balade sans chercher à prendre le dessus, mais on aurait aimé un thème plus marquant pour une suite de cette ampleur.
Minecraft Dungeons II : on fonce ?
Oui, surtout si on a quelqu’un avec qui jouer. Mojang n’a pas jeté sa formule pour repartir de zéro : le studio l’a améliorée là où ça avait du sens, et le monde plus ouvert suffit à rendre le farming beaucoup moins répétitif. Les vétérans des action-RPG exigeants trouveront le système un peu léger, et c’est assumé. Le vrai test se passe sur le canapé : mettre la manette entre les mains de quelqu’un qui n’a jamais touché à Diablo de sa vie, et le voir réclamer encore un donjon avant d’aller dormir.
