Wolfenstein II : The New Colossus

Wolfenstein, c’est un nom chargé d’histoire notamment et pour les deux du fond qui ne suivent pas, sur le fait que ce fut le premier FPS (dans le sens shooter en vue à la première personne), et ancêtre de Doom. Après une période de creux et un Return to Castle Wolfenstein moyen, la licence a proposé un nouveau remake, The New Order avec un humour et un contexte assez débridé qui a ravi les fans. Rassurez-vous, The New Colossus reprend la recette qui a fait le succès du précédent opus en le poussant encore plus loin.

Blazkowicz, le retour

Le jeu reprend juste après la fin de New Order (via un récapitulatif des événements en utilisant les cinématiques du premier, histoire de montrer en même temps l’évolution graphique), vous venez de vaincre le méchant scientifique nazi, surnommé Le Boucher, au prix de très graves blessures, mais vous êtes sauvé in-extremis par vos coéquipiers avant l’explosion de la bombe nucléaire. Très gravement blessé, vous restez dans le coma 6 mois avant de vous réveiller en sursaut. Physiquement très diminué vous apprenez que votre sous-marin est attaqué et envahi par une vieille connaissance, Irene Engel qui ne souhaite qu’une chose, trouver Blasko et lui faire payer…

C’est donc en fauteuil roulant que vous commencez le jeu, avec la moitié de votre vie et des déplacements très limités. Passé ce moment un peu étrange d’adaptation lié au handicap de notre ami, The New Colossus met tout de suite l’ambiance en place : des soldats partout, des répliques cinglantes de Blasko avec sa nouvelle voix (très connue puisque c’est la doublure française de Bruce Willis). Personnellement je trouvais celle de New Order plus cohérente avec le personnage de William. Fort heureusement ce passage reste assez court, même s’il fallait oser mettre dans un jeu un paraplégique, armé de mitraillettes, qui massacre une escouade entière de nazis ! Grâce à un élément scénaristique que je ne dévoilerai pas pour éviter tout spoil, B.J pourra à nouveau se mouvoir via une exo-armure.

Cette dernière compense votre faible santé (50 max, que vous pouvez augmenter temporairement avec des packs de soins, la vie supplémentaire s’en allant au fil du temps) par une capacité d’armure plus élevée (200). L’armure propose également de courir plus vite et de réaliser un “crush” (un écrasement au sol après un saut), pouvant détruire des parois fragiles ou des ennemis.

Veuillez noter d’ailleurs qu’au début du jeu vous pourrez à nouveau choisir entre Fergus et Wyatt (souvenez-vous de cette incroyable scène de New Order avec Le Boucher), cela ne changera pas l’histoire mais uniquement une arme spéciale basée sur l’électricité ou le feu. L’histoire, justement, est comme dans le premier : intéressante mais beaucoup plus profonde que l’on pourrait croire vis-à-vis de l’humour noir, décalé ou gore que le jeu propose, notamment via sa façon de voir cette uchronie (monde basé sur le notre mais ayant pris un chemin différent : ici c’est l’Allemagne qui a gagné la guerre en détruisant New York via une bombe nucléaire) avec des passages, comme celui sur la gouvernance du sud des Etats-Unis post-armistice, qui raisonne froidement avec notre actualité actuelle. !le mélange humour, gravité et beauferie stéréotypée est presque tout le temps parfaitement dosé, certains passages étant à la limite du bon goût mais sans jamais le dépasser.

Contrairement à New Order, vous aurez une base, représentée par le sous-marin volé aux nazis qui servira de hub entre deux missions (voir avec une mission au sein de ce dernier) vous permettant de discuter avec les membres d’équipages présent dans le précédent épisode ou des nouveaux, comme la chef de la résistance américaine. N’hésitez pas à écouter les dialogues c’est pas mal du tout.

Termina-Blasko

Wolfenstein II : The New Colossus est un FPS qui ne s’encombre d’aucun subterfuge. Ne cherchez pas de multijoueur, ici seul le solo compte. Le jeu reprend les grandes lignes du premier avec des armes personnalisables (cette fois avec des kits d’améliorations que vous devrez trouver en jeu). Ces améliorations sont souvent très utiles comme le tir chargé du fusil laser, excellent pour vaincre rapidement les soldats blindés nazis ou encore le silencieux sur la petite mitraillette (je vous passe leurs noms allemands) pour être encore plus discret. Cela incite à fouiller partout mais met également en exergue un des principaux défauts du jeu. Les niveaux sont parfois assez ouverts mais ne servent à rien hormis à cacher un nombre incompréhensible de collectibles. Couplez ceci au fait que les objectifs ne sont pas affichés à l’écran et vous tournerez régulièrement en rond pour rien. Dommage de ne pas avoir mieux exploité ces grandes zones ou simplement de ne pas les avoir remplacé par quelque chose de plus dirigiste mais moins contraignant. Dans un jeu comme Wolfenstein, il n’est pas dérangeant d’avoir des niveaux couloirs car cela implique que le manque de liberté sera compensé par du grand spectacle et un scénario plus travaillé que la normale. Typiquement, le premier niveau à New York en est l’exemple parfait.

Nouveauté de cet épisode, la possibilité d’avoir une arme différente dans chaque main, permettant de pouvoir être à la fois efficace de près comme de loin. Par contre, le retour à la normale n’est toujours pas ergonomique, et vu la difficulté de certains passages, cela en fera râler certains (dont moi-même).

Un dernier point sur les atouts de notre héros, ils se débloquent en réalisant des actions comme par exemple tuer 20 ennemis en étant en surcharge de santé ou en réalisant des kills furtifs. Plus vous gagnerez en niveau de ces atouts plus vous serez performant. Par exemple, vous pourriez avoir plus de munitions lâchés par l’ennemi lorsque vous l’abattez. Un système toujours aussi sympa même si cela pourra agacer certains joueurs pour la difficulté d’obtention de certains d’entres eux.

Wolfenstein II The New Colossus est une excellent défouloir enrobé d’une belle histoire centrée sur les personnages de la licence (on en apprends plus sur l’enfance de Blaskowicz) qui se termine en une petite dizaine d’heure (en normal). La méchante de l’histoire est encore plus cinglée que le précédent et nous offre quelques moments d’anthologie, le tout accompagné d’une bande-son toujours en adéquation avec le moment et rarement soûlante. De plus, au travers des différents lieux emblématiques des Etats-Unis parcourus par notre soldat, on est obligé de voir un certain Fallout dans les décors tellement certains panoramas lui ressemblent.. pour le meilleur !

Par contre, une fois l’histoire terminée, seuls les accros aux Succès/Trophés ou fans du jeu le recommenceront et viseront les 100%. Les autres passeront à un autre jeu, il faut dire qu’ils sont nombreux et de qualité ce mois-ci…

 

Pseudo :

Rôliste, Metalleux et jouant aux jeux vidéos depuis trop longtemps pour le chiffrer, je reste passionné par ce média, particulièrement les RPGs sur lesquels je me suis bâti une solide expérience. Chez moi pas de préférence. Ce sont les jeux qui font la console et pas l'inverse !

Playstation Lucian_Blight

Succés XBox Lucian Blight

A propos de ce test

Jeu fourni par : Bethesda Softworks

Testé sur : Xbox One

Bons points

Bons Points Ecriture de qualité

Bons Points Excellent défouloir

Bons Points Gunfight intenses

Mauvais points

Mauvais Points Certaines zones ouvertes inutilement

Mauvais Points Trop de collectibles

Mauvais Points Graphiquement inégal

commentaires

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