TEST09/18/2026

Orbitals, une aventure spatiale à deux

La coopération à deux devient le véritable moteur de cette aventure spatiale aux allures d’anime rétro.

Orbitals mise sur une coopération à deux pour explorer une station spatiale menacée, résoudre des énigmes et survivre aux dangers d’un univers inspiré des animes rétro.

VERDICT SPIRITGAMER

Coopératif

15/20

Orbitals réussit avant tout son pari esthétique et coopératif. Son univers inspiré des animes rétro est magnifique, tandis que ses énigmes exploitent intelligemment la complémentarité des deux personnages. L'aventure est accessible, variée et surtout agréable à partager avec un ami ou un proche. En revanche, son histoire manque parfois de profondeur et certaines séquences restent plus classiques qu'espéré. On aurait également apprécié une aventure plus longue permettant de mieux développer son univers et ses personnages.
Orbitals n'atteint donc pas forcément la richesse des références auxquelles il sera naturellement comparé, mais il possède suffisamment de personnalité pour se faire une place dans le catalogue de la Nintendo Switch 2. Une jolie aventure coopérative qui mérite surtout d'être découverte à deux.

Points forts

  • Une magnifique direction artistique inspirée des animes rétro
  • Une coopération réellement intégrée au gameplay
  • Des énigmes variées et bien pensées
  • Une excellente bande-son
  • Des personnages attachants
  • Une bonne utilisation des outils et de leurs possibilités

Points faibles

  • Une narration parfois trop légère
  • Des personnages secondaires insuffisamment développés
  • Quelques phases où l'un des joueurs attend
  • Une aventure qui laisse parfois l'impression de se terminer trop vite
Par

Stephtoonz

Rédacteur chez SpiritGamer

Deux explorateurs, une station menacée et une mystérieuse tempête cosmique : Orbitals nous invite à partir à l’aventure, mais surtout à ne jamais voyager seul.

Une aventure qui se joue exclusivement à deux

Orbitals fait immédiatement un choix qui conditionne toute son expérience : l’aventure se découvre uniquement à deux. Pas de mode solo permettant de contrôler les deux personnages, ici, la coopération constitue véritablement le cœur du jeu. Nous suivons Maki et Omura, deux protagonistes qui doivent quitter leur environnement familier pour faire face à une menace cosmique grandissante. Cette approche donne rapidement une véritable identité au titre de Shapefarm, qui cherche moins à proposer une aventure classique qu’une expérience pensée autour de la complémentarité entre deux joueurs.

Deux personnages, deux façons de jouer

Cette coopération fonctionne notamment grâce aux différences entre les deux protagonistes. Chacun dispose de ses propres capacités et outils, obligeant les joueurs à communiquer pour progresser. Dans l’esprit, cette complémentarité peut rappeler Split Fiction (notre test ici), où les deux joueuses doivent également constamment composer avec des mécaniques et des situations différentes pour avancer ensemble. Orbitals adopte toutefois une approche plus simple et plus accessible, en faisant davantage reposer ses énigmes sur l’utilisation combinée des capacités de Maki et Omura. On ne cherche donc pas simplement la solution seul dans son coin : il faut observer, échanger avec son partenaire et comprendre comment associer ses possibilités aux siennes. Une formule efficace qui donne à chaque joueur un véritable rôle dans la progression.

Des outils qui encouragent la complémentarité

Au fil de la progression, plusieurs outils viennent enrichir les possibilités offertes aux joueurs. Le Scrap Hook, le Beam Cannon ou encore le Liquid Launcher permettent d’interagir différemment avec l’environnement et de résoudre les situations rencontrées. Le jeu alterne ainsi exploration, petites énigmes et séquences plus orientées action. L’intérêt ne vient pas forcément de la complexité de chaque mécanisme pris individuellement, mais de la manière dont Orbitals demande aux deux joueurs de combiner leurs possibilités. Cette philosophie reste présente durant une bonne partie de l’aventure et évite que la coopération ne soit réduite à un simple prétexte pour jouer à deux.

L’espace devient un terrain de jeu

L’exploration profite également du cadre spatial imaginé par Shapefarm. La station et les différents environnements traversés offrent une certaine variété visuelle, tout en conservant cette sensation de voyager dans un univers de science-fiction animé. Les décors ne servent pas uniquement de toile de fond : ils participent régulièrement aux énigmes et aux déplacements. Orbitals sait donc créer quelques moments où l’observation devient aussi importante que l’action. On avance, on expérimente, on échange avec son partenaire et l’on comprend progressivement comment exploiter les éléments présents autour de soi. Une formule simple, mais suffisamment efficace pour maintenir l’attention.

Des séquences spatiales qui changent le rythme

L’aventure ne reste toutefois pas constamment centrée sur l’exploration à pied. Certaines séquences permettent notamment aux deux joueurs de prendre place à bord du vaisseau, avec une répartition des rôles qui vient modifier la manière de jouer. Pendant que l’un pilote, l’autre peut notamment prendre en charge une tourelle. Ces passages apportent une petite respiration bienvenue et renforcent encore l’idée que les deux joueurs doivent agir ensemble. Orbitals alterne ainsi plusieurs situations sans chercher à transformer chacune d’entre elles en mécanique extrêmement complexe. Le résultat reste accessible, mais contribue à donner à l’aventure un rythme plus varié.

Une direction artistique pleine de personnalité

C’est probablement sur le plan visuel qu’Orbitals réussit à imposer le plus rapidement sa personnalité. Le jeu s’inspire ouvertement des animes japonais des années 1980 et 1990, avec des séquences en 2D dessinées à la main et une réalisation 3D stylisée durant les phases de gameplay. L’ensemble est accompagné de différents effets rappelant parfois l’image des anciennes productions télévisées, avec notamment un rendu volontairement marqué par une esthétique rétro. Cette direction artistique ne se contente pas d’être nostalgique : elle donne au jeu une véritable cohérence et permet à Orbitals de se démarquer immédiatement dans le catalogue de la Nintendo Switch 2.

Une bande-son qui accompagne parfaitement le voyage

L’ambiance sonore participe elle aussi à cette réussite. Les musiques renforcent le sentiment d’aventure et accompagnent efficacement les différentes phases du voyage. Plusieurs critiques ont d’ailleurs relevé la qualité de la bande-son, qui contribue largement à l’atmosphère générale du titre. La chanson thème s’intègre particulièrement bien à cette volonté de retrouver les sensations des productions animées d’une autre époque. Les effets visuels et la musique fonctionnent donc ensemble pour construire une identité forte. Même lorsque les mécaniques montrent certaines limites, l’univers conserve suffisamment de charme pour donner envie de poursuivre l’exploration.

Quelques activités pour souffler entre deux missions

Orbitals ne se limite pas non plus à ses phases d’exploration. Le vaisseau et les quartiers de vie proposent différentes petites activités et mini-jeux permettant de faire une pause entre deux séquences plus importantes. Ces éléments restent secondaires, mais ils participent à donner davantage de vie à l’univers et aux personnages. Ils renforcent aussi cette impression de partager une aventure avec quelqu’un plutôt que de simplement enchaîner les niveaux. Ce sont de petites touches qui ne révolutionnent pas la formule, mais qui contribuent à son charme. Elles permettent également de varier le rythme lorsque l’aventure commence à devenir plus linéaire.

Une aventure parfois freinée par son récit

Là où Orbitals convainc moins, c’est sur le plan narratif. Le contexte de départ est suffisamment intrigant pour donner envie d’en savoir davantage sur cette menace cosmique et sur les personnages, mais le récit ne parvient pas toujours à exploiter pleinement son potentiel. Plusieurs critiques ont notamment souligné une histoire qui manque parfois d’impact ou de profondeur, malgré une direction artistique particulièrement réussie. Certaines motivations peuvent également sembler trop rapidement introduites. Le problème n’est donc pas que l’histoire soit mauvaise, mais plutôt qu’elle ne possède pas toujours la force nécessaire pour accompagner une aventure aussi travaillée visuellement.

Une formule efficace, mais encore perfectible

Orbitals possède finalement les qualités et les limites d’une première expérience qui mise beaucoup sur son concept. La coopération fonctionne, les énigmes exploitent correctement les différences entre les personnages et la direction artistique apporte une vraie personnalité. En revanche, certaines phases peuvent manquer de profondeur, tandis que les combats et certains affrontements apparaissent plus classiques que le reste de la proposition. Le jeu aurait également pu aller plus loin dans certaines mécaniques coopératives pour proposer davantage de situations réellement surprenantes. Malgré cela, l’ensemble reste cohérent et suffisamment agréable pour que l’on ait envie de poursuivre l’aventure jusqu’au bout.

Une belle aventure à partager

Orbitals trouve surtout son intérêt lorsqu’il est découvert avec la bonne personne. Son concept repose entièrement sur cette envie de communiquer, d’expérimenter ensemble et de progresser en équipe. La direction artistique, les musiques et les différentes situations rencontrées renforcent cette sensation de vivre une petite aventure animée à deux. Tout n’est pas parfait, notamment au niveau du scénario et de certaines mécaniques qui auraient mérité davantage d’ambition, mais le titre possède suffisamment de charme pour laisser une impression positive. Pour une expérience coopérative pensée exclusivement autour de deux joueurs, Orbitals propose finalement une aventure accessible, originale dans son esthétique et particulièrement agréable à partager.

EN PRATIQUE

Pour vous décider

Plateforme testéeSwitch 2
Pour qui ?Ceux qui aiment jouer à deux, ou en couple, mais gare aux prises de têtes