TEST03/10/2026

Ace Combat 8 reprend l’air sans changer de cap

Pilotage grisant, météo qui pèse et escadrille enfin présente, mais des missions calquées sur Ace Combat 7

Sept ans après le précédent, Ace Combat 8 peaufine une formule qui marche, sans assez renouveler ses missions ni son hangar.

VERDICT SPIRITGAMER

Belle pioche

16,5/20

Le moment où Ace Combat 8 nous a eus : l'arrivée d'une escadrille des forces spéciales ennemies. La musique change de ton, les adversaires volent mieux que les autres, et un accrochage ordinaire devient un duel. Le pilotage n'a rien perdu, la météo complique vraiment les combats, mais la structure des missions rappelle beaucoup trop Ace Combat 7.

Points forts

  • Des combats aériens toujours grisants
  • Une météo qui pèse sur les combats
  • Une musique qui fait les grands duels

Points faibles

  • Des missions très proches d'Ace Combat 7
  • Un saut graphique timide
  • Trop peu d'avions au fil de la campagne
Par

Karasu

Rédacteur

Passionné de jeux vidéo et de culture geek, j’ai un faible pour le Japon féodal, la fantasy et les super-héros. J’aime surtout les jeux qui proposent un univers fort et une vraie aventure.

Jeux Vidéo, Cinéma, Culture Geek

Toutes les captures de ce test viennent des premières heures de jeu.

Ace Combat 8: Wings of Theve est sorti le 2 octobre 2026 sur PS5, Xbox Series X|S et PC, sept ans après Ace Combat 7. Bandai Namco nous envoie cette fois défendre la Fédération d’Usea centrale, occupée par la République de Sotoa, aux commandes de l’escadrille d’élite Wings of Theve. On l’a testé sur Xbox Series X, en campagne puis en ligne. Qui a usé ses gâchettes sur l’épisode précédent ne sera pas dépaysé, et c’est à la fois la force et la limite de ce retour.

Bande-annonce de lancement d’Ace Combat 8, en VF

Le manche répond toujours au quart de tour

Dès le premier décollage, les sensations reviennent. Le pilotage reste nerveux, accessible et taillé pour la manette : pas besoin de connaître l’aviation pour enchaîner les virages serrés, verrouiller une cible et lâcher deux missiles. Ace Combat reste un jeu de combat aérien, pas une simulation, et cette ligne n’a pas bougé d’un pouce. Les habitués retrouvent leurs repères en quelques minutes, les nouveaux venus ne mettent guère plus longtemps.

Les affrontements portent le jeu. Et certains adversaires, nettement plus coriaces que la moyenne, font grimper la difficulté sans prévenir. Ces pics surprennent, parfois un peu trop, mais ils cassent la routine au moment où les combats devenaient confortables.

Un F-14 ennemi abattu en pleine mission. Capture SpiritGamer réalisée en cours de test

La météo ne sert pas seulement le décor. Une tempête brouille les systèmes de visée et complique les accrochages, et quand la foudre tombe autour de l’appareil, la navigation déraille aussi. Ajoutez plusieurs avions ennemis à surveiller et des missiles à esquiver, et une situation déjà tendue devient franchement serrée. C’est dans ces moments qu’Ace Combat 8 offre son meilleur spectacle.

Une escadrille qui compte enfin

La vraie avancée de cette campagne se trouve du côté des équipiers. Au fil des missions, on apprend à connaître les pilotes de l’escadrille et leur caractère : ce ne sont plus de simples avions de plus dans le ciel. Avant certaines sorties, on choisit même l’appareil qu’ils pilotent. Le système reste simple, mais il donne l’impression de mener un groupe plutôt que de voler en solitaire.

Tasha, l'une des pilotes de l'escadrille. Capture SpiritGamer réalisée en cours de test

S’y ajoutent des décisions à prendre en pleine mission, qui pèsent sur la suite de l’aventure. On ne dira pas lesquelles. Elles suffisent à impliquer davantage dans une histoire qu’on suivait jusqu’ici en spectateur. La préparation gagne aussi en confort : la carte de planification est plus lisible et plus belle que celle d’Ace Combat 7, et entre le choix de son avion, celui des équipiers et la lecture de la zone, on a vraiment l’impression de préparer une sortie.

La carte de préparation des missions, plus lisible que dans Ace Combat 7. Capture SpiritGamer réalisée en cours de test

Des missions qu’on croit avoir déjà jouées

C’est là que le jeu montre sa limite. Décollage, cibles au sol ou en vol, vagues d’ennemis successives, événement qui bouscule l’opération en cours : la structure des missions colle de très près à celle de l’épisode précédent. Ça reste efficace, parce que le pilotage tient tout, mais l’impression de déjà-vu revient souvent.

Quelques missions plus scénarisées viennent heureusement bousculer les habitudes. L’une d’elles demande de voler en rase-mottes pour passer sous les radars, rien d’inédit pour la série, sauf que le jeu impose un appareil d’un autre âge, bien moins docile que les chasseurs modernes auxquels on s’était habitué. On regrette vite son avion, on revoit sa façon de voler, et c’est précisément ce qui rend la séquence mémorable.

Le choix d’appareils nous a semblé trop restreint au fil de la progression. Les avions disponibles font le travail, mais dans une série où débloquer, essayer et comparer les chasseurs fait partie du plaisir, on aurait voulu un hangar plus garni, plus vite. Précision honnête : tout le contenu n’était pas débloqué au moment du test.

Avant certaines missions, on choisit l'avion de ses ailiers. Capture SpiritGamer réalisée en cours de test

Beau à voir, encore mieux à entendre

Sur Xbox Series X, le jeu est beau. Les avions sont superbement mis en valeur, les nuages et l’éclairage offrent de vraies images, et les décors au sol semblent un peu plus détaillés qu’avant. Mais malgré le passage à l’Unreal Engine 5 annoncé par Bandai Namco, on reconnaît partout l’identité visuelle d’Ace Combat 7, en plus propre. Très beau quand la météo et la lumière se combinent, le rendu ne marque pas le changement de génération qu’on pouvait espérer.

La bande-son reste fidèle à la série : discrète par moments, elle sait monter en puissance au bon instant. Le meilleur exemple tient aux forces spéciales ennemies, de vrais mini-boss qui volent mieux que les autres. À leur arrivée, la musique change de ton, plus lourde, plus marquée, et un accrochage ordinaire prend des airs de duel. Avec le pilotage, c’est ce qu’on retiendra de la campagne.

Ace Combat 8 : on fonce ou on attend ?

En ligne, les parties se sont montrées stables. On y trouve des affrontements entre deux escouades, des activités en coopération et un match à mort par équipes, avec un pilote personnalisable. Rien de révolutionnaire, mais de quoi continuer à voler une fois la campagne bouclée.

On fonce, que l’on ait usé Ace Combat 7 ou que l’on n’ait jamais touché à la série : le pilotage s’apprivoise en quelques minutes et les combats tiennent toujours la distance. Les vétérans devront simplement accepter une structure de missions très proche de celle qu’ils connaissent. Ace Combat 8 ne réinvente rien. Il prouve surtout qu’une tempête, un équipier et un bon thème musical suffisent encore à transformer un accrochage en souvenir.

EN PRATIQUE

Pour vous décider

Prix constaté69,99 € en édition standard
Plateforme testéeXbox Series X
Version / buildSur Xbox Series X, jeu acheté, textes en français et voix en anglais, octobre 2026
Plateformes
Pour qui ?Pour les vétérans comme pour les nouveaux pilotes, à condition d'accepter des missions très classiques.