Ce qu’il faut retenir
Le premier convertible à puce RTX Spark arrive en France plus cher qu'en Allemagne, et seul le modèle le plus cher a l'écran mis en avant par MSI. Pour jouer, il faudra composer avec Windows on Arm et l'émulation des jeux pensés pour Intel et AMD.
MSI ouvre en France les précommandes du Prestige N16 Flip AI+, son PC portable convertible équipé de la puce NVIDIA RTX Spark, d’après le communiqué de MSI du 8 octobre 2026. Sur la boutique officielle de MSI, il coûte de 3 899,90 euros à 7 999,90 euros selon la mémoire. C’est l’un des premiers PC Windows à tourner sur cette puce, et le communiqué passe sous silence deux détails qui comptent au moment de payer : l’écran qu’on obtient vraiment, et ce que ça change pour jouer.
Trois versions du Prestige N16 Flip AI+, un seul écran UHD+
La boutique de MSI propose trois configurations, toutes en précommande et sans date de livraison affichée. La première, à 3 899,90 euros, associe 32 Go de mémoire unifiée et 1 To de stockage. La deuxième monte à 64 Go pour 5 099,90 euros, toujours avec 1 To. La troisième, à 7 999,90 euros, offre 128 Go et 2 To.
Le communiqué met en avant un écran tactile OLED Tandem UHD+ de 16 pouces, plus de 1 000 nits en pointe et une couverture complète de l’espace DCI-P3. Les fiches techniques de la boutique sont plus précises : seule la version à 128 Go a cette dalle en 3840 x 2400. Les deux autres ont un écran OLED tactile en 2880 x 1800, de bonne facture mais pas celui de l’affiche. Mieux vaut le savoir avant de commander le modèle d’entrée de gamme.
Autre surprise : en Allemagne, MSI a annoncé le 7 octobre des prix conseillés de 3 449, 4 749 et 7 999 euros sur son site de presse allemand. Le modèle d’entrée coûte donc environ 450 euros de plus sur la boutique française. Jusqu’au 31 décembre 2026, MSI ajoute un pack de bienvenue qu’il estime à 275 euros : une clé USB de 128 Go, une extension de garantie et une protection contre la casse d’un an.
Le reste de la fiche tient la route pour un convertible de 16 pouces : charnières à 360 degrés, stylet MSI Nano Pen fourni et rangé sous le châssis, pavé tactile agrandi de 53 %, lecteur de cartes SD, quatre haut-parleurs et une batterie de 99,9 Wh, juste sous la limite de 100 Wh acceptée en cabine sans formalité par la plupart des compagnies. Le tout pèse 1,9 kg.
RTX Spark : une puce ARM, et ce que ça change pour jouer
La RTX Spark a été présentée par NVIDIA et Microsoft le 31 mai 2026, pendant le Computex de Taipei. Elle réunit un processeur NVIDIA Grace à 20 cœurs et une partie graphique Blackwell à 6 144 cœurs CUDA, avec jusqu’à 128 Go de mémoire partagée entre les deux. NVIDIA la vend d’abord pour faire tourner des modèles d’IA en local, d’où le pétaflop de calcul mis en avant par MSI.
Pour les joueurs, le point qui compte est ailleurs : la RTX Spark utilise une architecture ARM, comme les puces Snapdragon X de Qualcomm. Le PC tourne sous Windows on Arm, et les jeux pensés pour les processeurs Intel et AMD passent par Prism, l’émulateur de Microsoft. Dans son annonce du 31 mai, Microsoft promet la prise en charge native des anti-triches Easy Anti-Cheat et BattlEye, dont l’absence bloquait jusqu’ici de nombreux jeux en ligne sur les PC ARM. Le communiqué de MSI parle de DLSS et de Reflex, mais ne cite aucun jeu testé.
Le Prestige N16 Flip AI+ s’adresse d’abord aux créateurs et aux développeurs qui veulent de grosses quantités de mémoire dans un portable. Pour ce prix, un joueur trouve des PC équipés de cartes graphiques dédiées qui n’ont besoin d’aucun émulateur. Et entre le modèle d’entrée et le seul qui a l’écran de l’affiche, la boutique française compte 4 100 euros d’écart.
