Ce qu’il faut retenir
Le Tokyo Game Show 2026, ouvert depuis le 17 septembre, réunit 1 138 exposants, un record. Pour la première fois de son histoire, les exposants étrangers sont majoritaires : 598 contre 540 japonais, venus de 53 pays. Le salon passe aussi à cinq jours, deux pour les professionnels et trois pour le public.
Pendant trente ans, aller au Tokyo Game Show voulait dire une chose : voir ce que le Japon faisait, avant tout le monde. C’est fini.
Le salon a ouvert hier ses portes à Makuhari pour sa trentième édition. Il réunit 1 138 exposants, record absolu. Et pour la première fois, la majorité d’entre eux ne sont pas japonais : 598 viennent de l’étranger, contre 540 du Japon. Cinquante-trois pays et régions sont représentés, autre record. Le PDG de Nikkei BP, coorganisateur, a explicitement souligné le basculement lors de l’ouverture.
Ce que ça veut dire, concrètement
Il y a deux façons de lire ce chiffre, et il faut les poser toutes les deux.
La première est optimiste. Le Tokyo Game Show devient ce que l’E3 n’est plus : le rendez-vous mondial de l’année, celui où un studio coréen, polonais ou brésilien vient chercher un éditeur et un public. Un salon qui attire cinquante-trois pays est un salon en bonne santé.
La seconde est moins agréable. Un salon national devient international quand la production nationale ne suffit plus à le remplir. Le nombre d’exposants japonais n’a pas explosé, ce sont les autres qui sont arrivés. Et pendant que le salon grossit, les gros éditeurs japonais font de moins en moins d’annonces en direct.
Ce que le premier jour a donné
La conférence Xbox en est l’illustration. Dix-huit titres montrés, et une seule véritable nouveauté : le casting du prochain Kojima. Le reste était de la rediffusion.
Côté japonais, Capcom a fait le service minimum, avec un pack de costumes gratuit et des rediffusions. Square Enix a confirmé le retour de Terranigma, qui date de 1995. Les annonces les plus commentées de la semaine sont une réédition d’un jeu de trente ans et un nom d’acteur.
Ce n’est pas un jugement sur la qualité des jeux japonais actuels, qui se portent très bien, et les Japan Game Awards viennent de le rappeler. C’est un constat sur ce à quoi sert encore un salon quand chaque éditeur a sa propre chaîne YouTube et peut annoncer ce qu’il veut, quand il veut.
Le Tokyo Game Show 2026 se tient du 17 au 21 septembre au Makuhari Messe, près de Tokyo. Deux journées professionnelles, trois journées publiques. Les conférences des éditeurs sont diffusées en ligne.
