Ce qu’il faut retenir
Prenez la liste des jeux annoncés sur le pavillon français de la Paris Games Week et comptez les éditeurs. Le nom qui revient le plus souvent n’est ni Ubisoft, ni Focus, ni Gameloft. C’est ARTE, avec six jeux.
Ce décompte porte sur la liste diffusée à l’annonce du pavillon, qui comptait trente-quatre titres. La page officielle de la Paris Games Week en affiche depuis quarante-sept, et Microids y aligne lui aussi six jeux : ARTE n’est plus seul en tête, il y reste.
Beyond the Plastic Wall, Knuckle Paradise, Looking for Fael, Matelotes, The Merlies et Tom the Postgirl. Six titres portés par une chaîne de télévision publique, sur un espace de 300 mètres carrés conçu par Capital Games et le Syndicat National du Jeu Vidéo pour montrer la création vidéoludique française. Derrière, Focus Entertainment et Rebound en alignent deux chacun. Tous les autres en ont un.
Ce que ce décompte du pavillon français vaut, et ce qu’il ne vaut pas
Précision honnête avant d’aller plus loin : ce n’est pas une part de marché. Les gros éditeurs français ont leurs propres stands à la Paris Games Week et n’ont aucun besoin d’un espace collectif. Le pavillon est fait pour les studios qui ne peuvent pas se payer douze mètres carrés en nom propre, et le catalogue d’ARTE, construit sur des formats courts et des petits budgets, correspond exactement à ce profil.
Reste que le constat tient. ARTE édite des jeux depuis plus de dix ans, de Type:Rider à Vandals, et se retrouve aujourd’hui le nom le plus visible de la vitrine officielle du jeu français. Quand un diffuseur public occupe cette place, ce n’est pas une anecdote de comptage, c’est une indication sur qui finance encore les petits projets dans ce pays.
Le reste de la sélection
Le pavillon mélange assumé des noms installés et des équipes que personne ne connaît encore. Côté familiers : Windblown de Motion Twin, Cairn de The Game Bakers, Astral Ascent de Hibernian Workshop, Resonance: A Plague Tale Legacy chez Focus Entertainment, NAUTUS de Magic Design Studios, Let’s Sing 2027 de Voxler et Pro Basketball Manager 2027 d’Umix Studios.
Côté découvertes, la liste va du cosy game au roguelite, du party game au tactical : Appulse, EONA, Feed the Giants, Heidi’s Legacy: Mountains Calling, Painted Kingdoms, Pardon My French Toast, Pirates Tactical, Rescue Ops: Wildfire, Retrogoblins, Synapses Invasion, Teamcrafter, The Witch’s Bakery, Unspoken, West & Guns, Out Of Range, Beyond the Dark: Nightwatch, Clutch, Family Feud Pocket, Furyball: Rogue Revenge, PengPong et Ascenders: Beyond the Peak. Les organisateurs annoncent d’autres projets à venir, la liste n’est donc pas close.
Nouveauté de cette édition : chaque jeu du pavillon sera mis en avant sur une page Steam commune pendant toute la durée du salon. Pour un studio de cinq personnes, cette vitrine-là vaut probablement plus que les quatre jours de stand.
Ce qui n’est pas encore connu
La scène du pavillon revient, avec plus de douze passages par jour annoncés : présentations, rencontres avec les équipes de développement, prises de parole associatives. Le programme détaillé, avec les créneaux et les intervenants, n’est pas publié et doit l’être dans les prochaines semaines.
La Paris Games Week se tient du 22 au 25 octobre 2026 pour sa quinzième édition. Le Pavillon Game France, porté par le CNC avec Capital Games et le SNJV, occupe 300 mètres carrés et présente pour l’instant trente-quatre jeux.
