Ce qu’il faut retenir
La suite du jeu d’aventure culte d’Amanita Design garde ce qui faisait son charme, le dessin à la main, l’absence de dialogue et la musique de Floex. Elle ajoute un deuxième héros jouable à tout moment et se pense désormais d’abord à la manette.
Amanita Design a annoncé Machinarium 2 le 8 octobre 2026, pendant le Triple-i Initiative, une présentation de jeux indépendants diffusée en ligne. C’est la suite directe de Machinarium, le jeu d’aventure en pointer-cliquer sorti en 2009, avec les mêmes héros, les robots Josef et Berta. La page Steam est ouverte, le jeu est prévu sur Windows et Mac, sans date. Pour tous ceux qui ont gardé ce premier épisode en tête, c’est la nouvelle qu’on n’attendait plus : le studio tchèque n’avait jamais donné de suite à son jeu le plus connu.
Voix françaises : SANS DIALOGUE
Aucune ligne de dialogue ni de texte à lire d’après la fiche Steam. Interface annoncée en français sur PC et Mac.
Vérifié sur Steam le 8 octobre 2026.
Machinarium 2 se joue à deux robots
D’après la fiche Steam, l’histoire reprend juste après le premier épisode. Le gyrocoptère du couple, qui vient de fuir la ville de Machinarium, s’écrase dans le désert. Au pied d’une falaise, Josef et Berta découvrent une vallée cachée où vivent deux tribus de robots, l’une dans un monastère perché, l’autre dans la ville en contrebas. Toutes deux vont bientôt manquer d’énergie. La fiche nomme les lieux : le monastère d’Elektrona et la cité d’Oilton.
La vraie nouveauté se joue à la manette. On passe librement de Josef à Berta, et certaines énigmes ne se résolvent qu’en utilisant les deux. Amanita présente la manette comme la meilleure façon de jouer : on dirige directement les robots, sans curseur. La souris reste possible pour ceux qui veulent retrouver les sensations d’un pointer-cliquer classique. Pour une série née à la souris, le changement est net.
Toujours sans un mot, toujours avec Floex
Le reste ne bouge pas, et c’est exactement ce qu’on espérait. Le jeu est entièrement dessiné à la main, avec des décors rouillés inspirés des croquis et des paysages peints de la Renaissance. Il n’y a toujours aucune ligne de dialogue à lire : les robots se parlent par bulles dessinées, symboles et gestes. La fiche Steam liste vingt langues pour l’interface, dont le français.
La musique est de nouveau signée Tomáš Dvořák, alias Floex, qui avait composé la bande originale du premier jeu. Amanita annonce les mêmes nappes électroniques et textures acoustiques, enrichies d’arrangements symphoniques et de passages de musique de la Renaissance.
Côté confort, la fiche promet des sauvegardes à tout moment, la synchronisation Steam Cloud et des énigmes jouables sans aucune action chronométrée, ce qui colle bien au rythme tranquille de la série.
Le premier Machinarium est sorti en octobre 2009 sur PC, avant d’être adapté sur consoles et sur mobiles. Depuis, le studio a enchaîné Botanicula, Samorost 3, Chuchel, Creaks et Happy Game, sans jamais revenir à ses robots. Le message publié par Amanita sur X le résume en une ligne : « Dix-sept ans plus tard… » (« Seventeen years later… »).
Ce qu’on ne sait pas encore
Amanita n’a donné ni date ni prix. La fiche Steam ne mentionne que Windows et Mac, même si elle annonce déjà la prise en charge des manettes DualShock 4 et DualSense. Rien n’est annoncé sur consoles à ce stade, alors que le premier épisode avait fini par y arriver.
Dix-sept ans après, Amanita garde la règle d’or de Machinarium, pas un mot. Il a simplement fallu un deuxième robot pour que les énigmes se mettent à parler.
