Le Keyz Elite 400 Café est la nouvelle robe du clavier mécanique sans fil de The G-Lab : touches blanches et crème, châssis brun, attendu mi-novembre 2026 à 99,99 euros. Sous la couleur, c’est le même Keyz Elite 400 que les versions blanc et bleu ou blanc et gris déjà en rayon, avec ses trois connexions (câble, dongle 2,4 GHz, Bluetooth). On l’a installé à la place de notre SteelSeries Apex 7 pour écrire, jouer à Age of Mythology et à Rainbow Six Siege, et pour vérifier ce que vaut un sans-fil à 100 euros quand on le pousse sur chacune de ses connexions. Le clavier nous a été fourni par The G-Lab ; on l’a testé sur PC Windows.
Un 96 % qui ne plie pas
Dans la boîte, le clavier, un câble USB-C vers USB, le dongle sans fil, un extracteur, quelques touches de remplacement, une fiche d’installation et le manuel. Pas de chargeur secteur, comme presque toujours : n’importe quel port USB fait l’affaire.
Le châssis est épais et ne fléchit pas. Notre balance affiche 1,207 kg sans le dongle (1 120 g dans la notice). Sur le bureau, c’est un avantage : le clavier n’a jamais glissé pendant le test. Dessous, deux béquilles de chaque côté, une petite et une grande, donnent trois inclinaisons. Les touches sont en PBT double injection : les légendes sont moulées dans la touche et ne s’effaceront pas avec l’usure.
Le revers de ce châssis épais, c’est la hauteur des touches au-dessus du bureau, et aucun repose-poignet n’est fourni. Pour une partie rapide, ça passe. Pour une soirée entière, le poignet le sent. Notre Apex 7 a son repose-poignet magnétique ; avec le Keyz Elite 400, il faudra en acheter un à part si on joue longtemps.
Le format 96 % garde le pavé numérique mais colle tous les blocs les uns aux autres. Les lettres, les flèches et le pavé se touchent presque. Suppr, Inser et Fin remontent sur la rangée des touches de fonction, et Début, Page précédente et Page suivante disparaissent. On les retrouve sur le pavé numérique, verrouillage numérique coupé, comme le rappellent les petites légendes des touches 7, 9 et 3. En jeu, ça ne gêne pas. Dans un traitement de texte, il faut quelques jours.
Les premiers jours, on a eu l’impression de touches plus rapprochées que sur l’Apex 7. On a sorti le mètre : du bord gauche du A au bord gauche du P, 17,2 cm sur les deux claviers. L’écartement est strictement le même. Ce qui trompe l’œil et la main, c’est la disparition des espaces entre les blocs : la flèche de droite touche presque le 0 du pavé, et Entrée n’est séparée du 7 et du 4 que par la colonne des voyants. Les touches ne sont pas plus serrées, c’est le plan qui l’est.
Trois connexions, zéro frappe perdue
Pour ne pas juger la réactivité au doigt mouillé, on a passé le clavier sur un banc d’essai qui enregistre chaque appui et chaque relâchement, une séance par connexion, le 1er novembre 2026. Les 97 touches que Windows voit passer ont répondu dans les trois modes, molette comprise. La touche Fn, elle, ne remonte jamais jusqu’au système, c’est normal.
Aucune frappe perdue ni doublée sur les trois connexions, et c’est le Bluetooth qui compte le plus : 20 touches enfoncées ensemble, sans perte. Beaucoup de claviers sans fil plafonnent à six touches simultanées en Bluetooth, ce qui suffit pour écrire mais peut avaler une commande quand on court, se penche et recharge en même temps. Ici, la connexion la plus lente du lot garantit la même chose que le câble : tout ce que les doigts enfoncent arrive à l’ordinateur.
En partie, le constat suit. Sur Rainbow Six Siege comme sur Age of Mythology, où les raccourcis de construction s’enchaînent, le clavier a répondu sans accroc avec le dongle. Il a aussi servi à écrire nos articles pendant tout le test. The G-Lab annonce un taux d’interrogation de 1 000 Hz ; on ne l’a pas mesuré, mais rien dans nos parties ne nous a fait douter.
La couche Fn tient ses promesses : les douze raccourcis multimédias annoncés sont là et fonctionnent. Le verrouillage de la touche Windows aussi, et il sert : plus de menu Démarrer qui s’ouvre au mauvais moment d’une manche.
Une frappe feutrée sur des stabilisateurs propres
Les switchs sont linéaires et prélubrifiés. La notice annonce 43 g de force, une course de 4 mm et une activation à 1,9 mm, soit à peu près à mi-chemin. Concrètement, la touche descend sans clic ni point de résistance, et 43 g, c’est léger : un appui franc suffit, sans écraser la touche jusqu’au fond.
Le meilleur, ce sont les stabilisateurs. Espace, Entrée, les deux Maj, Retour arrière, le + et l’Entrée du pavé : aucun cliquetis métallique, aucune touche qui bascule quand on l’enfonce par un coin. C’est souvent là qu’un clavier à 100 euros trahit son prix, et celui-ci ne le fait pas.
Pour le bruit, on a écouté les deux claviers l’un après l’autre, sur le même bureau. En frappe normale, le Keyz Elite 400 est nettement plus discret que notre Apex 7. Quand on tape fort, l’écart disparaît : les deux finissent par claquer de la même façon.
Les switchs sont remplaçables à chaud, en 3 et 5 broches, ce qui ouvre la porte à presque tous les switchs du commerce. On en a retiré et remis un sans difficulté, sans souder ni démonter quoi que ce soit.
Cinq jours sans voir le câble
Pour la batterie, The G-Lab annonce 4 000 mAh et jusqu’à 80 heures sans rétroéclairage, sans donner de chiffre lumières allumées. On a fait l’inverse : éclairage toujours allumé, environ sept heures par jour, surtout avec le dongle et un peu en Bluetooth. En cinq jours, le câble n’a été branché que quelques minutes, pour la séance filaire du banc d’essai. Le chiffre qu’on retient est prudent : au moins quatre jours, soit environ 28 heures éclairage allumé, sans recharge et sans la moindre alerte. Le voyant rouge, censé clignoter à 20 % d’après la notice, ne s’est jamais allumé. Une réserve honnête : notre exemplaire de presse avait déjà servi, et on ignore sa charge de départ.
Le dongle a tenu à six mètres, du bureau jusqu’au salon, sans mur entre les deux pièces. On n’a pas testé plus loin, ni à travers une cloison.

La molette métallique crénelée règle le volume par défaut. Un appui de cinq secondes la fait passer sur la luminosité des bandes lumineuses des deux côtés du clavier, et le même geste la ramène au volume. Le clavier signale le changement de mode, ce qui évite de monter le son en croyant baisser la lumière.
Le clavier fonctionne dès le branchement, sans pilote à installer. Le logiciel de The G-Lab ajoute le réglage de l’éclairage touche par touche et les macros, et on a utilisé les deux. On n’a pas testé la compatibilité PlayStation écrite sur la boîte, la sortie de veille ni la bascule entre plusieurs appareils.
Keyz Elite 400 Café : pour qui ?
On fonce si on veut un sans-fil qui ne perd rien, même en Bluetooth, un pavé numérique sur un bureau étroit et des stabilisateurs propres pour 99,99 euros. Les switchs remplaçables et les touches PBT sont des bonus rares à ce prix. Le coloris Café ne change rien à la mécanique, il change l’allure du bureau.
On passe si on vit avec Début, Page précédente et Page suivante sous les doigts, dans un tableur ou un éditeur de code : le format 96 % fera pester la première semaine. Même chose si le clavier doit voyager, avec ses 1,2 kg, ou si on enchaîne les longues soirées sans repose-poignet.
À l’oreille, d’ailleurs, c’est l’Apex 7, le clavier de tous les jours, qui fait le plus de bruit des deux.
Toutes les photos de cet article ont été prises par nos soins, sur notre exemplaire.
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