Ce qu’il faut retenir
Konami confie la musique de Belmont's Curse à un compositeur venu de l'entourage d'Evil Empire, qui n'avait jamais travaillé sur la série. La démo permet d'entendre sa version de Bloody Tears avant la sortie du 15 octobre.
Konami a présenté le 6 octobre 2026, sur son compte X européen, le compositeur de Castlevania: Belmont’s Curse (Castlevania : La Malédiction de Belmont en français) : ASADI, de son vrai nom Danny Asadi. L’annonce s’accompagne d’une nouvelle version de Bloody Tears, l’un des thèmes les plus célèbres de la série. Pour un Castlevania, la musique compte autant que le fouet : c’est souvent ce que les joueurs retiennent en premier, et le nom tombe neuf jours avant la sortie du 15 octobre.
Voix françaises : NON
Sur Steam, voix anglaises et japonaises, textes en français. Pas de doublage français annoncé.
Vérifié sur Steam le 7 octobre 2026.
ASADI, un compositeur venu de chez Evil Empire
Danny Asadi, qui signe ASADI, est surtout connu pour la bande originale de The Rogue Prince of Persia, le roguelite d’Ubisoft développé par Evil Empire. Le lien n’a rien d’un hasard : Evil Empire codéveloppe Belmont’s Curse avec Konami, comme l’indique la fiche Steam du jeu. Le studio bordelais, issu de l’équipe de Dead Cells, connaît déjà la maison Belmont, puisqu’il a signé avec Motion Twin Dead Cells: Return to Castlevania, l’extension de Dead Cells sortie le 6 mars 2023.
Konami ne cache pas le pari. Son message joue sur le vocabulaire des vampires et parle de « sang neuf qui revitalise une lignée légendaire » (« new blood revitalises a storied bloodline »). Autrement dit, l’éditeur assume de confier la musique de sa série la plus gothique à quelqu’un qui n’y a jamais touché.
Bloody Tears, un héritage lourd à porter
Bloody Tears est apparu en 1987 dans Castlevania II: Simon’s Quest, et la série l’a repris de très nombreuses fois depuis. Le réarranger, c’est accepter la comparaison avec près de quarante ans de versions que les fans connaissent par cœur. Michiru Yamane, la compositrice de Symphony of the Night, avait indiqué en mai 2026 qu’elle ne travaillait pas sur ce nouvel épisode, comme l’a relayé Time Extension. Le choix d’un nouveau nom était donc attendu ; restait à savoir lequel.
Pas besoin d’attendre le 15 octobre pour se faire un avis. La démo gratuite, disponible depuis le 1er octobre sur PlayStation 5, Xbox Series X|S, Steam et Switch, contient le chapitre d’ouverture, et donc une partie de la bande-son. La sauvegarde se transfère vers le jeu complet, à condition de rester sur la même machine et le même compte. Elle tourne à soixante images par seconde sur PS5, Xbox et PC, à trente sur Switch, un écart que Konami n’a pas commenté.
Ce que coûte le jeu
Castlevania: Belmont’s Curse est vendu 29,99 euros en édition standard, sur Steam comme sur le PlayStation Store, où la fiche fixe le déverrouillage de la version PS5 au 15 octobre à minuit, heure de Paris. L’édition Midnight, à 39,99 euros sur le PlayStation Store, ajoute une Digital Sound & Art Gallery, des tenues pour Trevor et pour Sypha, et une relique baptisée La Grâce Familiale. Pour qui achète un Castlevania d’abord pour ses thèmes, c’est l’édition à regarder, même si Konami ne détaille pas encore le contenu exact de cette galerie.
Trevor et Sypha, Bloody Tears, un studio qui a déjà fait un crossover Castlevania : Konami joue la carte de l’héritage partout, sauf à un endroit. Le nom au générique de la musique, lui, n’a encore jamais signé un Castlevania.
