Ce qu’il faut retenir
Les quatre jeux se jouent de deux façons, à la couronne pour Pong et Super Breakout, au doigt pour Centipede et Missile Command, et ça fonctionne. L'interface n'existe qu'en anglais, l'écran ne pivote pas pour les gauchers, et la jauge de batterie de notre exemplaire a perdu 57 points en neuf minutes avant de remonter toute seule, alors que l'autonomie réelle dépasse quatre jours.
La My Play Watch Atari 2600 est sortie le 1er octobre 2026 à 89,99 €, en vente sur le Shop Just For Games, avec quatre jeux intégrés : Pong, Super Breakout, Centipede et Missile Command. On la porte depuis le samedi 17 octobre, en même temps que la version Tetris, pour voir ce que donnent ces classiques sur un écran de 1,91 pouce. Bonne surprise : deux d’entre eux se jouent à la couronne, comme une vraie molette. Mauvaise surprise : une interface uniquement en anglais et une jauge de batterie encore plus folle que celle de la Tetris.
Une couronne, un bouton et une interface en anglais
Comme la Tetris, la montre fonctionne seule, sans Bluetooth, Wi-Fi ni notification. La boîte contient la montre, deux bracelets interchangeables et un câble de charge magnétique. Sur la tranche droite, on trouve une couronne rotative et cliquable, et un bouton qui mène directement aux jeux. Sur une montre vendue pour ses quatre jeux Atari, ce raccourci tombe sous le sens.

La configuration est moins agréable. Il faut régler la date au format américain, l’heure en 12 ou 24 heures et un objectif de pas, au doigt ou à la couronne. Or la couronne est très sensible : en visant 20, on passait directement de 19 à 21, et l’heure défilait plus vite que voulu. Le tactile fait le même travail en mieux. Plus gênant, notre exemplaire n’a aucune option de langue : tout reste en anglais, même après une nouvelle configuration. Les menus sont simples, mais un enfant ou un adulte qui ne lit pas l’anglais butera dessus, et sur un produit vendu en France, c’est un vrai manque.
Les cadrans rattrapent l’affaire. On les fait défiler en glissant le doigt de haut en bas, et les fonds reprennent l’univers graphique des quatre jeux, en version numérique ou à aiguilles. C’est cohérent, et ça donne du caractère à la montre. Pas d’image personnelle possible en revanche, et certains cadrans n’affichent qu’une icône de batterie : le pourcentage exact se trouve dans le menu Battery des réglages. Un glissement horizontal mène aux jeux d’un côté, aux pas, aux calories et à la fréquence cardiaque de l’autre, et on prend vite le pli. Comme sur la Tetris, l’écran ne pivote pas quand on retourne la montre. Calendrier, calculatrice, réveil, minuteur et chronomètre complètent l’ensemble.

Quatre jeux, deux façons de jouer
Pong et Super Breakout se jouent à la couronne. L’idée surprend, puis elle convainc : on tourne la molette pour déplacer la raquette, sans retard perceptible. Un tour rapide envoie la raquette loin, une rotation lente permet de la placer au millimètre, et il faut apprendre à doser. Super Breakout pardonne moins, parce qu’un geste trop ample suffit à rater la balle. Le menu Game Options règle la sensibilité sur cinq niveaux pour Pong, Super Breakout et Centipede, et trouver le bon niveau change tout. Curieusement, la couronne trop nerveuse de la configuration se montre bien plus docile en jeu.

Centipede et Missile Command passent au tactile. Centipede se joue avec une commande virtuelle à l’écran : la réponse est bonne, mais il faut surveiller les ennemis, son personnage et son propre doigt sur une toute petite surface, et c’est le moins accessible des quatre. Missile Command, où l’on défend ses positions en tapant sur l’écran, est fait pour le tactile et se prend en main tout de suite. Les deux restent parfaitement jouables quand la difficulté grimpe, et quatre jeux avec deux façons de jouer valent mieux qu’une compilation où tout se contrôle pareil.
Un détail compte selon le poignet. Portée à droite, la montre oblige à manier la couronne de la main gauche, en passant les doigts devant l’écran : dans Pong et Super Breakout, on se cache une partie de l’action. Au poignet gauche, le problème disparaît presque. Comme l’écran ne pivote pas, impossible de retourner la montre pour mettre la couronne de l’autre côté. Les gauchers sont prévenus.
Une jauge de batterie qui perd la boule
Le podomètre se comporte exactement comme celui de la Tetris : il compte quand on marche, mais aussi quand on reste immobile en agitant simplement le poignet. Le nombre de pas affiché reste donc une indication, pas une mesure. La fréquence cardiaque se mesure sans problème, avec la même réserve : on n’est pas médecins, et rien ne permet d’en garantir la précision. La batterie, en revanche, a fait parler d’elle dès la première charge. À 16 h 11, la montre affichait 36 %, à 16 h 22 déjà 81 %, et 100 % à 16 h 26. Débranchée, elle est retombée à 43 % à 16 h 35, soit 57 points en neuf minutes, sans avoir lancé un seul jeu, juste le temps de la configurer. Après avoir essayé les quatre jeux, elle indiquait 36 % à 16 h 43, puis elle est remontée à 40, puis 42 %, sans câble.
Le soir, une nouvelle session de jeu l’a fait passer de 31 à 21 %. L’horloge de la montre et celle de notre téléphone n’étant pas réglées pareil, on ne donnera pas de consommation par minute. Le 18 octobre à 8 h 56, après une nuit sans recharge, elle affichait 24 %, trois points de plus que la veille. La Tetris a fait exactement la même chose. Ces relevés montrent que la jauge n’est pas fiable, pas que la batterie est mauvaise : la montre a continué de fonctionner. Sans connexion, elle ne recevra pas de mise à jour pour corriger ça. Et la vraie autonomie est bonne : chargée à fond le samedi 17 octobre, la montre n’a pas revu son câble depuis. Au moment de publier cet article, quatre jours plus tard et après environ trois heures de jeu, elle tourne toujours, sans s’être éteinte ni avoir réclamé de recharge.
My Play Watch Atari 2600 : on craque ?
À 89,99 €, elle s’adresse d’abord aux nostalgiques de l’Atari 2600. Les quatre jeux tiennent la route, la couronne donne à Pong et Super Breakout un vrai toucher, et ses cadrans sont les plus réussis de nos deux montres. Mais l’interface uniquement en anglais, l’écran qui ne pivote pas pour les gauchers, un podomètre qui compte les mouvements du poignet et une jauge de batterie imprévisible, malgré une autonomie de plus de quatre jours, en font un objet de fan plus qu’une montre de tous les jours. Pour un enfant qui ne lit pas l’anglais, la version Tetris, traduite en français, est un meilleur choix, même si elle partage les mêmes défauts de batterie.
Le meilleur moment de la montre reste pourtant le plus ancien. Pong, joué à la couronne, retrouve presque la sensation du bouton rotatif qui équipait la borne de 1972.
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