Actu jeu vidéo14/10/2026

Epic Games code son nouveau launcher à l’IA

Le nouvel Epic Games Launcher démarrerait presque deux fois plus vite que Steam, et arrive sur Linux.

Epic Games a lancé le 14 octobre 2026 la préversion de son nouveau launcher, « vibe codé » de son propre aveu, sur Windows, macOS et Linux.

Par

Devil

Directeur

Devil, fondateur de SpiritGamer. Zelda et Halo dans le sang depuis toujours, mais sinon je joue à tout, manette en main ou pas. Si un article vous a fait grincer des dents, c'est probablement le mien.

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EN BREF

Ce qu’il faut retenir

Epic promet un launcher plus rapide, écrit en bonne partie avec l'IA, et ouvre Linux pour la première fois. Les chiffres viennent de tests qu'il a commandés, Fortnite attend encore son anti-triche sur Linux, et la préversion reste maigre en fonctions.

La préversion du nouvel Epic Games Launcher est disponible depuis le 14 octobre 2026 sur Windows, macOS et Linux, une première pour ce dernier. Epic l’a présentée sur son blog avec un aveu qui a vite fait le tour des réseaux : « La programmation, c’est difficile. » (« Programming is hard. ») Le studio de Fortnite explique avoir « vibe codé » ce launcher, c’est-à-dire l’avoir écrit en bonne partie en confiant le travail à une IA. Le résultat promet surtout de la vitesse, et ouvre enfin la porte de Linux.

Presque deux fois plus rapide que Steam, selon Epic

Sur la page de la préversion, Epic annonce un démarrage à froid en 5,47 secondes, contre 10,07 secondes pour Steam. C’est de là que vient le chiffre de 46 % repris partout : le temps d’attente est presque divisé par deux, soit quatre à cinq secondes gagnées à chaque lancement. Le passage de l’arrière-plan à la bibliothèque est plus serré, 0,36 seconde contre 0,42.

Ces mesures viennent de Keywords Studios, mandaté par Epic pour les faire en octobre 2026, sur treize PC testés cinq fois chacun. Epic a retiré du calcul les trois machines les plus modestes et prévient que les résultats varieront chez chacun. Un chiffre d’éditeur, donc, à vérifier sur sa propre machine.

La préversion donne une page à chaque jeu, des collections, une barre du haut personnalisable, une recherche qui se met à jour pendant la frappe et un gestionnaire de téléchargements qui affiche les vitesses de lecture et d’écriture. Le chat vocal de groupe passe de Fortnite au store et à l’appli Epic, et le panier est bien là. Epic reconnaît que « cette première version est légère en fonctionnalités » (« This first release is light on features »).

Linux d’abord, Fortnite plus tard

La version Linux vise Ubuntu 22.04 LTS ou plus récent, Fedora 43 et Debian 12. D’autres distributions peuvent marcher, sans support officiel. Epic rappelle que beaucoup de jeux de sa boutique restent réservés à Windows et demanderont une couche de compatibilité, à vérifier jeu par jeu avant de lancer un téléchargement.

Fortnite n’y est pas encore. Epic dit reconstruire Easy Anti-Cheat, son anti-triche, avec les équipes qui maintiennent les distributions, et promet le jeu sur Linux quand ce travail aura convaincu assez d’entre elles. Aucune date n’est donnée. Pour Fortnite et Rocket League, Epic conseille même de garder l’ancien launcher pendant la préversion.

Ce que l’IA a vraiment fait chez Epic Games

Interrogé par IGN, Epic précise que l’IA a servi à optimiser et réorganiser le code et l’architecture côté serveur, pas à dessiner l’interface, confiée à son équipe de design. L’annonce arrive huit mois après une interview à Eurogamer où le patron de l’Epic Games Store admettait, en février 2026, que le launcher était mauvais et promettait une année de gros chantiers.

Le pari reste risqué : un code écrit en grande partie par une IA peut cacher des bugs ou des failles plus difficiles à corriger quand personne ne l’a écrit ligne à ligne. Et un détail compte avant de cliquer : installer la préversion désinstalle automatiquement l’ancien launcher, même si les achats, les jeux installés et les sauvegardes dans le cloud suivent.

À vousPréversion gratuite sur launcher.epicgames.com, sans date pour la version finale. Windows 10 et 11, macOS 12 sur puce Apple, Ubuntu, Fedora et Debian.