Toutes les captures de ce test viennent de nos sessions sur Xbox Series X.
MXGP 26 est sorti le 1er octobre 2026 sur PS5, Xbox Series X|S et PC. C’est le premier épisode du jeu officiel du championnat du monde de motocross édité par Nacon et développé par Artefacts Studio, à Lyon, après MXGP 24 de Milestone. Nouveau moteur (Unreal Engine 5), physique refaite, pistes qui se déforment : d’après le communiqué de Nacon du 1er octobre 2026, la série repart de zéro. On l’a testé sur Xbox Series X pour voir si ce nouveau départ tient sur la piste.
Voix françaises : À CONFIRMER
PC : interface et textes en français sur Steam, qui n’annonce aucune langue en audio complet. Xbox Series et PS5 : langues audio non détaillées par les boutiques.
Vérifié sur Steam et le Microsoft Store le 11 octobre 2026.
Une physique qui se mérite
MXGP 26 demande de gérer la direction de la moto, mais aussi le déplacement du poids du pilote, au second stick. Une mauvaise répartition déséquilibre la machine en un instant. Au début, on chute. Beaucoup. Souvent pour de bonnes raisons : un mauvais appel sur un saut, une accélération trop franche, un virage pris trop vite. Mais pas toujours. Il arrive encore de se retrouver au sol sur une réception ou une petite bosse qui semblait sans danger, et c’est frustrant de ne pas comprendre ce qu’on aurait dû faire autrement.
Bonne surprise, passer d’une MX2 à une MXGP se sent immédiatement. Les 250 et les 450 ne donnent pas l’impression d’un même modèle gonflé : les accélérations changent, le comportement aussi, et la 450 demande plus de contrôle et pardonne moins. Les deux catégories ont chacune leur intérêt. Le jeu reprend la saison 2026 complète, avec 16 motos officielles et 19 circuits du championnat.
La création du pilote est assez complète : nationalité, numéro, casque, tenue et accessoires. La moto se personnalise aussi, avec les couleurs de nombreuses pièces selon le constructeur. Pas de quoi y passer la soirée, mais de quoi avoir une machine qui ne ressemble pas à celle du voisin.
Une piste qui vit enfin
C’est la meilleure idée de MXGP 26. La piste se déforme au passage des motos, et tour après tour, des ornières apparaissent dans la terre. Elles ne sont pas décoratives : la trajectoire idéale du premier tour devient bien plus délicate ensuite. Il faut observer la piste, chercher où l’adhérence tient encore, et parfois changer complètement de ligne. Dans certains virages, se caler dans une ornière permet même de remettre les gaz plus tôt.
Le sable et la terre ne se négocient pas de la même façon, et la motricité devient un vrai sujet dès qu’on sort de la trajectoire principale. Le jeu pousse à lire le terrain plutôt qu’à apprendre chaque circuit par cœur. La vue casque en tire le meilleur : la vitesse saute aux yeux, la piste paraît chaotique, les adversaires impressionnent quand ils arrivent à côté, et la boue gicle partout. La vue au guidon marche très bien aussi. Pour apprendre un circuit, une caméra plus éloignée reste plus raisonnable.
Des réglages clairs, une carrière absente
Transmission, freins, suspensions, fourche, amortisseur : la moto se règle en détail, et le jeu explique l’effet de chaque réglage. On n’est pas seul face à quinze curseurs, et un débutant comprend peu à peu à quoi sert chacun. The Compound, un grand espace libre, sert de terrain d’entraînement pour travailler sauts, réceptions et transferts de poids sans pression. Pour apprivoiser la physique, c’est précieux.
Là où ça fait mal, c’est entre les courses. MXGP 26 propose le Grand Prix, le championnat, le contre-la-montre et le multijoueur en ligne jusqu’à dix joueurs, mais pas de vrai mode Carrière. On enchaîne les épreuves, on gagne des récompenses et des tickets, on débloque des éléments. Pour un jeu officiel, on attendait des contrats, une équipe qui évolue, des rivalités, des objectifs de saison : tout ce qui transforme une suite de courses en aventure sportive.
Autre défaut, les collisions. Quand plusieurs motos se touchent, le comportement devient raide et casse le naturel de la course, surtout au premier virage, quand tout le monde arrive en même temps. Le terrain a eu droit à une vraie refonte ; les contacts entre pilotes mériteraient le même traitement.
MXGP 26 : on fonce ou on attend ?
Visuellement, le progrès est net : motos détaillées, animations du pilote plus naturelles, boue qui s’accumule sur l’équipement, suspensions qui travaillent vraiment sur les bosses. Le bord des circuits est en revanche bien plus simple, et l’ambiance reste figée, loin du chaos d’un Grand Prix avec sa foule et ses fumigènes. Le son des moteurs est réussi, une 250 ne sonne pas comme une 450, mais on a du mal à savoir de quel côté arrive un adversaire. Et les menus sont si sobres qu’ils ne donnent aucune envie de paddock.
Pour les fans de motocross prêts à apprendre une physique exigeante, on fonce : le pilotage est nettement plus convaincant que celui de MXGP 24, et le terrain qui se déforme change vraiment les courses. Pour qui attend une carrière à construire, mieux vaut patienter. MXGP 26 ressemble plus à une excellente nouvelle base qu’à l’épisode abouti de la licence.
Tour après tour, la piste se creuse et oblige à changer de ligne ; il reste à MXGP de creuser aussi tout ce qui se passe entre deux courses.
