Ce qu’il faut retenir
Mike Tomlin, ancien entraîneur des Steelers en NFL, a publié le 30 septembre la première visite de la ville qu'il construit dans Minecraft depuis douze ans, en mode Créatif, avec ses enfants. La vidéo montre un hôtel, des penthouses, des stades et un vrai souci des équipements pour les habitants. La ville a suivi la famille de la PS3 à la PS5, ce qui demandait de passer à la main par les outils de transfert de Mojang.
Mike Tomlin, ancien entraîneur des Pittsburgh Steelers en NFL (le championnat de football américain), a mis en ligne le 30 septembre à 20h, heure de New York, la visite de la ville qu’il construit dans Minecraft depuis douze ans. C’est le premier épisode d’une série publiée sur sa nouvelle chaîne YouTube. On en parle parce que la vidéo montre une chose rare : un seul monde Minecraft tenu pendant plus de dix ans, sans serveur ni équipe de bâtisseurs, par un père et ses enfants.
Pour situer le personnage : Tomlin a dirigé les Steelers de 2007 à 2025, dix-neuf saisons, avec un Super Bowl gagné en 2009. Il est aujourd’hui consultant pour la chaîne NBC. Il avait lâché l’info le 8 septembre dans l’émission Today : il joue en mode Créatif depuis que ses enfants étaient petits, d’abord pour partager quelque chose avec eux, ensuite pour décompresser. Son fils aîné, Dino, a filmé la visite. Il avait prévenu sur X que la ville serait découpée en épisodes, sinon la vidéo aurait duré deux heures.
Un hôtel, un bar clandestin et des toilettes publiques
Le premier épisode s’intitule « Rooftops, Penthouses, and Urban Living ». Tomlin y explique avoir bâti sa ville autour d’une étendue d’eau, près du point d’apparition de son personnage. Le premier bâtiment posé est un petit hôtel de charme : un spa, un hall, des balcons et un bar clandestin au sous-sol. Viennent ensuite les toits aménagés, les penthouses, des restaurants, des stades et une quantité d’aquariums qui trahit un goût personnel assumé.
Ce qui accroche, c’est la logique. Tomlin ne construit pas pour la capture d’écran, il construit comme quelqu’un qui imagine des habitants. « J’ai toujours fait attention aux équipements adaptés » (« I was always really conscious of appropriate amenities »), dit-il, avant de préciser qu’on trouve un nombre raisonnable de toilettes publiques dans ses bâtiments. Peu de joueurs pensent aux toilettes. Ceux qui ont déjà tenté une ville crédible dans Minecraft savent que ce genre de détail sépare un décor d’un endroit où on aurait envie de vivre.
La suite est déjà annoncée : la baie, qui forme le cœur de la ville, aura droit à son propre épisode.
De la PS3 à la PS5 : le vrai exploit est ailleurs
Dans Today, Tomlin racontait que ses enfants avaient fait passer la ville de la PS3 à la PS4, puis à la PS5. Dit comme ça, ça paraît anodin. Ça ne l’est pas.
Sur les consoles Sony, Minecraft a longtemps existé en éditions séparées, une par machine. Quand la version Bedrock, celle qui unifie le jeu entre consoles, PC et mobile, est arrivée sur PS4 le 10 décembre 2019, PlayStation l’a annoncée sur son blog comme une mise à jour gratuite. Les mondes de l’ancienne édition PS4 pouvaient être convertis avec l’option « Sync Old Worlds ». Mojang précisait toutefois que les mondes créés sur PS3 devaient d’abord passer par l’édition PS4 et y être ouverts une fois, faute de quoi le transfert ne se faisait pas correctement.
Sur PC, un monde Minecraft est un dossier qu’on copie où on veut. Sur console, sa survie dépend des outils que l’éditeur propose à chaque changement de machine, et du moment où on s’en sert. Une ville commencée sur PS3 a donc dû franchir deux étapes, chacune à faire soi-même, sur une console qu’on avait souvent déjà envie de ranger.
Le plus beau bâtiment de la ville n’apparaît dans aucun épisode : c’est la sauvegarde elle-même, qui serait encore coincée sur une PS3 au fond d’un placard si personne, à la maison, n’avait pensé à faire le transfert.
