Ce qu’il faut retenir
Asha Sharma, PDG de Xbox, a déclaré au New York Times le 30 septembre 2026 que la division n'était pas à vendre. Dans la même réponse, elle cite « les bons partenariats » et « le bon modèle de fonctionnement », deux pistes qui correspondent aux scénarios de filiale ou de coentreprise rapportés depuis l'été. Rien ne change pour les joueurs aujourd'hui, mais le démenti ne vise que la vente.
Asha Sharma, PDG de Xbox, a affirmé au New York Times le 30 septembre 2026 que la branche jeu vidéo de Microsoft n’était pas à vendre. Elle répond à des mois de rumeurs, nourries par les fermetures de studios et les vagues de suppressions de postes. Sa réponse mérite d’être lue jusqu’au bout : la deuxième moitié ne dit pas la même chose que la première.
Ce qu’Asha Sharma a dit, mot pour mot
La première phrase est sans détour : « Xbox n’est pas à vendre. » (« Xbox is not for sale. ») La suite est plus ouverte. Microsoft fera « tout ce qu’il faut » (« whatever it takes ») pour remettre l’entreprise sur de bons rails, et regardera pour cela « les bons partenariats, le bon modèle de fonctionnement » (« the right partnerships, the right operating model »). Elle conclut en promettant de voir loin : il reste, selon elle, beaucoup de chemin à faire avec Microsoft.
Asha Sharma dirige Xbox depuis février 2026, après le départ à la retraite de Phil Spencer. Elle venait de la division d’intelligence artificielle de Microsoft et n’avait jamais travaillé dans le jeu vidéo. Depuis, elle répète en interne comme en public que l’activité n’est pas en bonne santé.
Pourquoi tout le monde parlait de vente
Le contexte explique le démenti. Le 22 septembre, Microsoft a annoncé 268 suppressions de postes de plus et mis Arkane Lyon en consultation, une procédure qui peut finir par une cession, une sortie en indépendant ou une fermeture. Ninja Theory, le studio de Hellblade, est lui aussi en consultation, cette fois sur une fermeture, après deux tentatives de cession ratées. Double Fine et Compulsion Games ont déjà repris leur indépendance, et Undead Labs a été cédé avec State of Decay 3.
Le média américain The Information a rapporté que la direction de Microsoft n’excluait pas de transformer Xbox en filiale à part entière, sur le modèle de LinkedIn ou de GitHub, voire de la confier à une coentreprise avec un partenaire. Pour un groupe qui a dépensé 76 milliards de dollars en deux rachats, ZeniMax puis Activision Blizzard, le simple fait que ces pistes circulent a suffi à lancer les paris sur un acheteur.
Ce que la phrase laisse ouvert
Mettez côte à côte les mots d’Asha Sharma et les scénarios rapportés par la presse : « partenariats » et « modèle de fonctionnement » décrivent précisément une filiale ou une coentreprise. Une vente totale est écartée. L’entrée d’un partenaire au capital, ou un changement de statut juridique, ne l’est pas. Ce n’est pas forcément un mauvais signe, mais le démenti est moins rassurant que les titres qui l’ont repris.
Pour les joueurs, rien ne bouge aujourd’hui. Le Game Pass, les consoles Xbox Series et les jeux annoncés restent au programme, et Microsoft assure qu’aucun jeu first party déjà annoncé n’est remis en cause par la réorganisation du 22 septembre. Ce qui peut changer, c’est la main qui tient les comptes, et donc la patience accordée aux projets longs.
La division n’est pas à vendre. Ses studios, eux, partent un par un depuis 2024, et Arkane Lyon saura avant la fin de l’année s’il est le suivant.
