Le Kiosque — Livre09/17/2026

Six romans de l’imaginaire en lice, et un seul éditeur que vous connaissez

Deux cents euros de dotation. Et des livres que personne n'a mis en tête de gondole.

Le prix Aventuriales 2026 a dévoilé ses six finalistes. Le lauréat sera désigné les 26 et 27 septembre à Ménétrol.

Par

Devil

Rédacteur chez SpiritGamer

Devil, fondateur de SpiritGamer. Zelda et Halo dans le sang depuis toujours, mais sinon je joue à tout, manette en main ou pas. Si un article vous a fait grincer des dents, c'est probablement le mien.

EN BREF

Ce qu’il faut retenir

Le prix Aventuriales récompense un roman francophone de science-fiction, de fantasy ou de fantastique, avec un parti pris pour les auteurs peu exposés. Six titres sont en lice cette année, publiés chez Gephyre, Blogger de Loire, Plume Blanche, Argyll, le Héron d'argent et Des livres et du rêve. La remise a lieu les 26 et 27 septembre à Ménétrol, dans le Puy-de-Dôme.

Notre positionUn prix qui va chercher les livres là où les grandes maisons ne regardent pas, ça mérite qu'on regarde aussi.

Regardez les six éditeurs de cette sélection. Argyll, vous connaissez peut-être. Gephyre, Blogger de Loire, Plume Blanche, le Héron d’argent, Des livres et du rêve : ce sont de très petites structures, et c’est exactement le principe.

Le prix Aventuriales, créé en 2020, récompense un roman francophone de science-fiction, de fantasy ou de fantastique. Sa particularité est double : il assume de chercher des auteurs peu exposés dans les grands circuits, et sa sélection s’appuie sur les lectures et les votes de médiathèques partenaires plutôt que sur un jury de professionnels.

Les six titres

La Fille qui sauva Hiroshima, de Stéphane Desienne, chez Gephyre. Les Poches pleines, les poches vides, de François Manson, chez Blogger de Loire. Dieu et sorcière, d’Angel Arekin, chez Plume Blanche. Aatea, d’Anouck Faure, chez Argyll. Succubus vendetta, de Frédéric Czilinder, aux Éditions du Héron d’argent. Et Projet Aurora 2142, de Michaël Fenris, chez Des livres et du rêve.

Le lauréat recevra deux cents euros. C’est peu, et c’est tout le sujet.

Ce que ce prix change, et ce qu’il ne change pas

Deux cents euros ne font pas vivre un auteur. Ce que le prix apporte est ailleurs : une sélection lue par des bibliothécaires, un passage en médiathèque, et un nom qui sort de l’anonymat au moins le temps d’une saison.

Pour un roman publié chez une structure de trois personnes, qui n’a ni budget de communication ni service de presse, c’est souvent la seule visibilité de l’année. Les grands prix de l’imaginaire francophone, le Grand Prix de l’Imaginaire ou le prix Elbakin, couronnent le plus souvent des livres qui ont déjà eu leur chance.

Il faut être honnête sur la limite : un prix dont la dotation tient dans un plein de courses ne corrige pas un marché. Il fait ce qu’il peut, à son échelle, et son échelle est petite.

Reste que si vous cherchez de la science-fiction ou de la fantasy française que vous n’avez pas déjà vue partout, cette liste de six titres est un meilleur point de départ que la table des nouveautés d’une grande surface.

Le lauréat sera désigné les 26 et 27 septembre 2026 à Ménétrol, dans le Puy-de-Dôme, pendant la douzième édition du festival Les Aventuriales, avec un entretien mené par Stéphanie Miolane.

À vousVous en avez lu un ? Si l'un de ces six titres est passé entre vos mains, dites-le en commentaire, c'est exactement le genre de livre dont on n'entend jamais parler.