Actu jeu vidéo09/17/2026

Un éditeur se retire, Heart Machine licencie presque tout le studio

Entre la décision d'un éditeur et un studio vide, il s'est passé une semaine.

Le studio d'Hyper Light Drifter a licencié presque toute son équipe après l'abandon d'un jeu non annoncé par son éditeur.

Par

Devil

Rédacteur chez SpiritGamer

Devil, fondateur de SpiritGamer. Zelda et Halo dans le sang depuis toujours, mais sinon je joue à tout, manette en main ou pas. Si un article vous a fait grincer des dents, c'est probablement le mien.

EN BREF

Ce qu’il faut retenir

Heart Machine, studio d'Hyper Light Drifter et Solar Ash, a licencié presque tout le monde. Son fondateur Alx Preston explique que l'éditeur qui finançait un jeu non annoncé s'est retiré cette semaine, et que le studio n'avait rien d'autre pour tenir. Il dit chercher une solution sans savoir laquelle. Le même jour, un autre studio, Build a Rocket Boy, était donné pour fermant.

Notre positionUn studio de dix ans avec quatre jeux au compteur peut tomber sur une décision qui ne lui appartient pas.

Vous connaissez Hyper Light Drifter, même si vous n’y avez pas joué : le petit personnage encapuchonné, les couleurs saturées, la bande-son de Disasterpeace. C’était en 2016. Le studio qui l’a fait vient de se vider en quelques jours.

Alx Preston, fondateur de Heart Machine, l’a annoncé mercredi sur LinkedIn. Ses mots, traduits : le studio travaillait sur un titre non annoncé, financé par un éditeur, et cette semaine, cet éditeur a décidé de ne plus aller plus loin. Sans cette rentrée d’argent, sans autre perspective immédiate et sans autres fonds, presque tout le monde a dû être licencié. Il ajoute que c’est dévastateur, et qu’il ne sait pas encore ce qu’il faudra pour que Heart Machine survive.

L’éditeur en question n’est pas nommé, et le jeu non plus.

Ce qui reste du studio

Heart Machine a sorti quatre jeux. Hyper Light Drifter en 2016, Solar Ash ensuite, puis Possessor(s), sorti récemment et plutôt bien reçu sur Steam. Hyper Light Breaker, lui, était en accès anticipé, et son développement a été arrêté avant la sortie complète.

Le studio n’est pas officiellement fermé. Preston écrit qu’ils continuent à chercher une voie. Mais quand une équipe est partie, une équipe est partie, et ce genre de phrase se vérifie dans les mois qui suivent, pas dans les communiqués.

Deux studios dans la même journée

Le même mercredi, Build a Rocket Boy, le studio derrière MindsEye, était donné pour en train de fermer. La différence tient à la solidité de l’information, et elle compte.

Pour Heart Machine, c’est le fondateur lui-même qui parle, sous son nom, sur son compte. Pour Build a Rocket Boy, l’information vient d’un membre des ressources humaines et n’a pas été confirmée par le studio. C’est sérieux, ce n’est pas établi, et nous ne l’écrirons pas comme si ça l’était tant que le studio n’aura rien dit.

Ce que ça dit du modèle

Un studio indépendant qui grossit finit par dépendre d’un contrat d’édition pour payer ses salaires pendant les trois ou quatre ans que dure un développement. Le contrat est signé, l’équipe embauche, et la trésorerie du studio devient un tuyau qui n’a qu’une entrée.

Quand l’entrée se ferme, il n’y a pas de deuxième tuyau. C’est ce qui vient de se passer, et ce n’est pas la première fois cette année.

À vousVous avez joué à Possessor(s) ? Si le jeu vous a marqué, dites-le ici : c'est le dernier sorti, et c'est ce qui peut encore faire vivre ce qui reste du studio.