Évasion et Frustration dans Sky Oceans : Wings for Hire
Tout le monde a ce RPG emblématique du passé qui évoque une douce nostalgie, et pour un grand nombre, ce jeu est sans aucun doute Skies of Arcadia. Bien que je n’aie pas un lien aussi fort avec ce classique, l’idée de pirates des cieux parcourant un monde nuageux me séduit à chaque fois. Pourtant, très peu de jeux ont tenté de reprendre ce flambeau jusqu’à l’arrivée de Sky Oceans : Wings for Hire, qui promet une aventure aérienne.
Notre héros, Glenn Windwalker, vient d’une lignée d’aventuriers qui sillonnent les cieux à bord de vaisseaux volants. Cependant, un tragique accident a vu son père disparaître lors d’une mission, laissant derrière lui une mère encore meurtrie par cet événement. Glenn, bien que déterminé à marcher sur les traces de son père, se retrouve contraint de devenir pirate du ciel plus tôt que prévu. C’est une histoire charmante, bien qu’elle ne brille pas par son originalité, qui nous plonge rapidement dans des combats aériens.
Naviguer dans les Cieux : Une Liberté Illusoire
Avant de plonger dans des batailles épiques contre des monstres volants, il est crucial de se familiariser avec le pilotage de son dirigeable. On pourrait espérer que voler à bord d’un vaisseau aérien offre une liberté totale d’exploration, mais les murs de courants dangereux confinent l’environnement à un couloir plutôt qu’à un véritable océan aérien. La lenteur de rotation rend la navigation désagréable, presque pénible, et après quelques minutes de frustration, j’étais soulagé de me plonger enfin dans le combat.
Combat au Tour par Tour : Une Corvée Tactique
Les combats dans Sky Oceans: Wings for Hire sont du classique tour par tour, où il vous faudra choisir les attaques de votre groupe pour anéantir l’ennemi avant qu’il ne vous transforme en ferraille. Le principal inconvénient réside dans le fait que chaque attaque est suivie d’une animation d’une longueur démesurée, où les dirigeables volent et tirent. Cela a pour effet d’allonger le temps de chaque tour, le rendant insupportablement long. Chaque rencontre devient alors une sorte de corvée, où l’excitation du combat est étouffée par des séquences d’animation interminables.
Mais la lenteur du combat n’est pas le seul problème. Les capacités spéciales, censées apporter un souffle d’originalité, se révèlent souvent décevantes. Les attaques légèrement plus puissantes qui infligent des dégâts minimes au fil du temps ne semblent jamais vraiment excitantes ou utiles. En conséquence, j’en venais à me contenter de marteler le bouton d’attaque en espérant que les choses se terminent rapidement. Bien que soigner et esquiver soient parfois nécessaires, le combat devient rapidement une série de simples échanges d’attaques.
Exploration au Sol : Un Bon Bon Dans un Monde Aérien
Étonnamment, c’est au sol que je me suis senti le plus à l’aise, malgré le fait que la plupart du temps passé sur la terre ferme implique d’explorer des villes et de discuter avec les habitants. Les dialogues, bien que charmants et parfois un peu naïfs, et les personnages sympathiques apportent une touche agréable. Cependant, les missions d’exploration à pied se résument souvent à des allers-retours entre différents personnages, ce qui n’est pas idéal mais offre une pause appréciable par rapport aux combats et au vol.
Conclusion
Sky Oceans: Wings for Hire propose un mélange d’aventures aériennes et d’exploration terrestre. Bien que le jeu parvienne à capturer une certaine magie des pirates des cieux, ses défauts techniques et son système de combat alambiqué nuisent à l’expérience globale. Si vous êtes en quête d’une évasion dans les cieux, ce titre mérite peut-être d’être essayé, mais préparez-vous à naviguer à travers quelques turbulences en cours de route.
