Si Harley Quinn revient à Gotham, c’est pour une seule raison: trouver la rédemption. Mais s’excuser ne suffit pas! L’ancienne complice du Joker décide de s’allier à Batman et de jouer selon ses règles… Et quand les citoyens font justice eux-mêmes en s’attaquant aux anciens sbires de Monsieur J, elle y voit l’occasion de faire ses preuves en aidant les ex-clowns grâce à ses talents de psychiatre. Enfin, jusqu’à ce que Hugo Strange débarque avec le même programme, soutenu par le maire Nakano, et lui vole la vedette et sa liberté…
Harley Quinn Infinite, ou le retour à Gotham de la psychiatre la plus délurée de DC comics! Dans le sillon de événements liés à Joker War et de la série Batman Infinite, Stéphanie Phillips reprends à son compte ce climat hostile aux justiciers masqués comme aux gangs de Clowns pour l’adapter à l’énergie dévastatrice de son héroïne. Doué d’une inventivité visuelle toute cartoonesque, Riley Rossmo donne à ces retrouvailles des airs de fête foraine déjantée et insuffle un souffle nouveau aux aventures de l’ex-compagne du Joker.
Une fois de plus, Harley est encore ici résumée à une bouffonne légère et sans profondeur pendant la moitié du tome. Tout le début ne la dépeint que comme une étourdie ingénue, enfantine et gamine. Trop souvent, on n’arrive pas à la détacher de son personnage soumise au Joker alors qu’elle est bien plus que cela comme on a pu le voir à l’ère Dini ou plus récemment dans Harleen ou Harley/joker: criminal sanity. Heureusement, la deuxième partie présente une Harley avec plus de profondeur et d’humanité, plus de maturité en proie à ses sentiments et aux relations avec les autres, la rendant nettement plus intéressante. En attendant de voir si cette lancée est conservée dans le tome 2.
