le test

Il faut dire que les jeux type Hack’n Slash ne manque pas de nos jours. Du très célèbre Diablo III à Path of Exile, le genre est très bien servi et les joueurs ne cessent de s’en régaler. Si Vikings : Wolves of Midgard propose la mythologie pour se différencier de ses prédécesseurs, le résultat reste beaucoup plus mitigé. Les divinités nordiques étaient un très bon argument, malheureusement le système de classe reste identique à tout ce que l’on a pu voir auparavant. Chaque dieu dicte le genre d’arme à employer et les compétences mises en jeu.

Parmi les action-RPG appartenant au genre de Diablo III, il est rare que les jeux proposent un scénario travaillé et assez profond, faisant de Diablo le plus élaboré d’ailleurs. Vikings n’échappe pas à la règle. Le scénario est plat, déjà vu et sans grand intérêt. Le jeu se fonde sur la prophétie du Ragnarok tandis que les Jotunns et les autres créatures de la mythologie nordique, alors que l’hiver glacial souffle, s’érigent contre les dieux d’Asgard. Ils font alors du royaume de Midgard leur cible. Vous serez, au commencement du jeu, envoyé au sein du clan des Ulfungs au cœur duquel se trouvent les parias et les renégats. Vous devez alors prendre la tête du clan et tout faire pour le sauver des mains du Ragnarok.

Mais avant de jouer les héros, il faut créer son personnage. Pour cela, Vikings : Wolves of Midgard vous propose de personnaliser votre personnage, vous laissant alors le choix entre un guerrier Viking aux allures par très commodes ou une Vierge guerrière. Le système de personnalisation est à la portée de tous car très simple, voire même trop simpliste. Vous pourrez alors ajouter des bijoux, des tatouages, des symboles et choisir la coiffure de votre héros. Rien d’exceptionnel qu’on se le dise. Au-delà de cette personnalisation physique, vous aurez le choix de votre divinité. Parmi les 5 présentes, cela revient à choisir une classe particulière et donc votre style de jeu. Si le jeu ne vous croule pas sous les possibilités il reste néanmoins suffisamment complet pour vous permettre de trouver ce qu’il vous faut.

Une fois votre guerrier prêt, il est temps d’aller sauver le monde. Pour cela vous avez le choix entre  4 niveaux de difficulté : Paysan, Guerrier, Jarl ou Einherjar. Pour les amoureux des sueurs froides et du défi, vous pouvez vous lancer en Mode Valhalla qui n’est autre que le Mode Hardcore. Comme dans tout bon Hack,’n Slash, ce mode vous propose de partir à la conquête du monde, seulement prêtez grande attention à votre vie, toute mort sera définitive.

Solo et répétivité

Une fois le mode de difficulté choisi vous pouvez partir sauver le monde. La campagne du jeu se divise en trois parties. Une fois le sauvetage de votre village réalisé, il faudra vous lancer dans des raids vous traînant au travers de la carte. Au cours de ce périple vous devrez combattre une multitude d’ennemis avant d’atteindre le boss ultime. Une nouvelle fois, dans son concept, le jeu ne propose aucune originalité, aucune différence avec tous les autres jeux du genre. En plus d’être commun, Vikings : Wolves of Midgard est très, mais alors, très répétitif. Linéaire, plate et sans véritable rebondissement, la trame principale est plus que redondante et laissera rapidement place à la lassitude. A tel point que le schéma du gameplay est très simple à tracer : lancer un raid, parcourir la carte, accomplir les objectifs, vaincre le boss, retour au bercail. Rien de très enthousiasmant n’est-ce pas ?

Cette répétitivité est très regrettable puisque le jeu ne vous proposera qu’une vingtaine d’heures de jeu, et si vous n’arrêtez pas avant. On est très loin des centaines d’heure que l’on passer devant des jeux tels que Diablo III. Pour être tout à fait honnête, je me suis faite violence pour le test, mais je me suis très vite ennuyée et agacée comme on peut l’être lorsque l’on a une chanson en tête sans qu’on comprenne pourquoi ni comment.

La trame est répétitive ? Triste nouvelle ? Heureusement le gameplay l’est un peu moins notamment grâce à une volonté de se distinguer des autres. Alors que dans certains de ses prédécesseurs, l’accomplissement des missions se résume à trois actions : attaques, sortilèges et ramassage d’objets, Vikings a introduit la possibilité de jouer avec les capacités du personnages en permettant de faire des roulades, d’esquiver les attaques ou encore de se placer derrière un ennemi équipé d’un bouclier. Le jeu laisse alors place à un gameplay dynamique qui vous demandera un peu de travail pour mémoriser les différents schémas d’attaque de vos ennemis et des boss.

Malheureusement, Vikings : Wolves of Midgard n’offre pas les tueries de masse comment on les aime. Ne niez pas, on a tous ce plaisir morbide à faire exploser des centaines de monstres en même temps et en un temps record. Le jeu de Games Farm n’offre pas cette jouissance puisque vous n’affronterez que des groupes de cinq ou six ennemis, pas plus.

A plusieurs, la fête est plus folle, surtout quand la technique suit !

Une nouvelle fois, Vikings : Wolves of Midgard suit le principe du genre Hack’n Slash en proposant un mode multijoueur. Véritable potion magique contre l’ennui et la répétitivité du jeu en solo, le mode multi vous propose de parcourir Midgard en bonne compagnie. A notre plus grand regret, cette bonne compagnie se limite à un compagnon. Oui, vous avez bien lu. Il n’est possible de jouer à Vikings : Wolves of Midgard qu’à deux, pas plus. Véritable limite, ce choix est une véritable excision selon moi, d’autant plus que la coop locale est totalement absente du jeu.

Malgré cela, le mode multi offre du contenu plaisant et plutôt original, notamment grâce à l’épreuve des dieux. Elle vous engage dans un combat contre des vagues d’ennemis qui se succèdent. Rien d’original ? Je vous l’accorde ! Elle offre toutefois un véritable challenge et présente un grand intérêt du point de vue des récompenses puisque chaque épreuve apporte son lot de ressources et un point de don.

L’une des originalités du jeu se trouve dans les niveaux et dans l’évolution de votre personnage. En effet, aucune jauge d’expérience n’est présente. Comment faire pour progresser ? Chose très simple et originale ! Il est nécessaire de récupérer le sang de vos ennemis et de l’offrir en sacrifice aux dieux par le biais des autels présents dans les environs. Les niveaux acquis vous permettront de récolter des points de statistiques à répartir et des points de « dons » permettant de débloquer et d’améliorer vos compétences de guerrier. Si les compétences – réparties sur un arbre – ne sont pas innombrables, il y a tout de même pas mal de matière. De plus, vous pourrez accéder aux compétences de n’importe quel dieu, toutefois il faudra changer d’arme pour pouvoir les utiliser. Mais pour atteindre le niveau souhaité, il faudra utiliser les différentes ressources présentes telles que l’or, le bois, le fer ou encore l’acier. Ces ressources ne sont autre que la monnaie du jeu qui permet de fabriquer les armes, armures et accessoires.

Techniquement, les développeurs ont fait preuve d’une certaine implication. Tout d’abord, il faut le dire, les différents guerriers sont plutôt bien modélisés. L’image des guerriers est alors bien faite et plutôt plaisante à regarder. Néanmoins, en plein gameplay, le rendu est beaucoup plus décevant. Les guerriers apparaissent plus rigides et parfois même vachement étranges. Les animations sont en-deçà de la qualité graphique.

Dans la conception du jeu, et notamment les différents menus les développeurs n’ont pas fait dans l’excentricité. Classiques et simples, les différents menus sont très simples d’utilisation et très efficaces, à l’image de l’inventaire qui dispose d’un grand nombre d’onglets, chacun correspondant à un type d’objet, le tout offrant une navigation simple et efficace. Même constat pour les différentes ressources récoltées. Elles sont très visibles et très reconnaissables, inutile de chercher pendant de longues minutes, le tout est très efficace et très bien construit.

Bienvenue chez les Vikings

Vikings : Wolves of Midgard n’est pas mauvais, c’est certain, mais il se montre assez limité et n’exploite pas complètement son potentiel, d’autant plus qu’il jouit d’un contenu solide qui aurait pu profiter aux joueurs. Les combats sont dynamiques, certes, mais les ennemis sont peu trop nombreux, et la linéarité et la répétitivité des missions laissent un goût amer en bouche. Le jeu laisse un vrai goût d’inachevé qui est bien regrettable.