Shadow of the Colossus

Avant de démarrer ce test, il me semble bon de préciser deux ou trois petites choses. Tout d’abord, je suis un grand fan de l’œuvre de Ueda et de la Team Ico, que ce soit Ico, Shadow of the Colossus ou bien The Last Guardian. Ayant fais le jeu dans sa version PS2 et sa version remastered HD sur PS3, j’attendais avec impatience ce remake sur PS4. Ceci étant dit, le test sera effectué non pas sur l’évolution entre les versions, mais bel et bien sur le jeu en lui même, comme s’il s’agissait d’un tout nouveau titre de Ueda, afin d’avoir un avis objectif et permettant d’éclairer les joueurs qui découvrent ce jeu. La version PS2 étant pour moi un chef d’œuvre du jeu vidéo, c’est avec fébrilité que je lance donc ce test de Shadow of the colossus sur PS4. Partons à la chasse, David contre Goliath dans cette version 2018.

Des graphismes qui arrachent la rétine

Commençons donc par ce qui différencie vraiment le remake de son grand frère, les graphismes. Sachez déjà qu’au lancement du jeu sur PS4 Pro, on vous donne le choix de plusieurs options graphiques. Choisissez entre les graphismes, le framerate et le mode cinématique. Connaissant le soft, j’ai opté pour l’aspect cinématique. Soyons clair et franc, le jeu est sublime. Les différents biomes que vous serez amenés à parcourir sont tous plus beaux les uns que les autres, les effets de l’eau dans les cascades, les brins d’herbes se courbant sous le vent, le sable qui se soulève, chaque paysage est une invitation au voyage et à la contemplation. Sans perdre l’esprit initial, ce remake sublime une direction artistique qui faisait déjà office de référence depuis plus de 10 ans.

Un des scénario les plus émouvants

Abordons maintenant le scénario. Vous incarnez Wander, jeune homme qui se rend sur les Terres interdites pour sauver l’âme de sa bien aimée. Dès le début, Dormin, un esprit omniscient et tout puissant supposons nous, s’adresse à nous et nous dévoile notre mission: il faudra terrasser les 16 colosses qui peuplent ces Terres sacrées. Ni plus, ni moins. Ces colosses seront les seuls objectifs de Wander et ses seuls ennemis tout au long du jeu. A vous de les trouver et de les abattre les uns après les autres. Pour cela, vous disposerez d’un arc, d’une épée et de Agro, votre fidèle destrier. Cela vous donne un avant goût de la tache qui vous est imposée? Attendez de découvrir votre premier colosse. Ces forces de la nature, hautes comme un immeuble se mouvant dans son habitat naturel. Chaque rencontre colle des frissons et l’on ne peut se retenir de s’arrêter quelques secondes pour contempler ces mastodontes et se dire « mais comment je vais faire? ». Comme toujours, je me refuse à tout spoil et encore plus sur ce jeu dont la dernière partie représente une des fins les plus sublimes de l’histoire du jeu vidéo et que je vous laisse donc découvrir si vous ne la connaissez pas encore.

Un gameplay et une caméra parfois brouillons

Mais revenons en à notre question: Comment je vais faire? En effet, comment notre petit Wander va t il pouvoir terrasser ces 16 colosses? Vous devrez pour cela vous rendre sur place, guidé par votre épée GPS à dos d’Agro. En effet, quand vous levez l’épée dans des endroits lumineux, des faisceaux en jaillissent et se concentrent pour vous indiquer le chemin. Une fois sur place, vous découvrez le colosse que vous allez devoir affronter. Viens ensuite la phase de recherche et d’observation, vous allez devoir trouver comment grimper sur le colosse. Cela demandera parfois de vous servir de l’environnement, parfois d’attendre une opportunité ou encore de le déstabiliser pour pouvoir l’atteindre, chaque colosse possédant ses particularités. Une fois accroché à sa fourrure, il vous faudra trouver son/ses point(s) faible(s) pour y enfoncer votre épée. Cela ne sera pas aisé, car comme l’énervant moustique volant autour de vos oreilles la nuit, les colosses n’apprécieront pas votre présence sur eux et se débattront de manière virulente, consommant votre jauge d’endurance. Si vous arrivez à bout de cette barre, c’est la chute et vous devrez recommencer votre ascension. Pour le coup, les développeurs de ce remake ont décidé de ne pas trop toucher au gameplay d’origine et cela se ressent. Pour un jeu de 2018, le gameplay est assez lourd, Wander semble parfois peser 20 tonnes dans ses sauts, la précision dans les hitbox est plutôt aléatoire, rendant l’escalade des colosses parfois plus ardue que nécessaire et enfin, si vous connaissez les jeux de Ueda, vous ne serez pas surpris d’apprendre que la caméra fait encore des siennes. Les combats contre les colosses étant dynamiques, cette dernière se perd parfois dans les poils des colosses, dans un mur trop près de l’affrontement ou bien même dans les pattes des colosses, vous empêchant tout bonnement d’anticiper un coup.


Une envolée symphonique de toute beauté

Rassurez vous, ces défauts sont bien contrebalancés par des qualités indiscutables, comme la bande son par exemple. Minimaliste dans les environnements comme les grandes plaines où vous n’entendrez que les « cataclop cataclop » des sabots de Agro, elle laisse place à des thèmes de combats absolument sublimes contre les colosses. Entre envolée symphonique et longue plainte, les combats sont portées par une orchestration à tomber à la renverse, soulignant l’énormité et le coté épique des combats.

Il est difficile de chiffrer la durée de vie d’un jeu comme Shadow of the Colossus. Si vous ne vous attaquez qu’aux colosses en mode normal, le jeu vous prendra surement entre 8 et 9h selon votre talent. Mais ce serait passer à coté du voyage qu’offre ce jeu, passer à coté de l’exploration des environnements. Même si vous n’aurez, lors de votre première partie, que la recherche de fruits pour augmenter votre barre de vie, la chasse aux lézards à queue blanche pour améliorer votre endurance ou la recherche des sanctuaires où vous recueillir pour récompenser vos vagabondages, je trouve que la découverte de chaque environnement est une récompense à elle seule. Vous pourrez aussi profiter de l’ajout d’un mode photo pour vous faire une galerie de fond d’écran quasi illimitée. Enfin, une fois le jeu terminé, vous débloquerez un new game +, un mode miroir et surtout le mode time attack, pour affronter les titans en temps limité et obtenir de nombreux objets, allant du masque de force à la cape pour planer, mais aussi découvrir de nouveaux lieux inaccessibles sans une bonne jauge d’endurance.

Etant comme je le disais un grand fan de l’oeuvre de Ueda, je ne peux que vous conseiller de vous jeter sur ce remake qui, tout en respectant l’oeuvre originale, a réussi à la sublimer par des graphismes à tomber par terre. Cependant, on pourra trouver dommage que l’on n’ait pas profité du passage par la case remake pour améliorer le gameplay et corriger la caméra, et pourquoi pas, ajouter un peu de contenu, tant ce chef d’oeuvre nous paraît court et qu’on ne voudraitjamais en voir le bout.

Pseudo :

Joueur depuis la NES et ayant possédé toutes les consoles sauf la regrettée Dreamcast, jouant a tous les styles de jeux et chasseurs de trophées compulsif

Playstation Archangejulien

Succés XBox JusticiaOmnibus

A propos de ce test

Jeu fourni par : Sony

Testé sur : Playstation 4 Pro

Bons points

Bons Points Un voyage onirique

Bons Points Des graphismes sublimes

Bons Points Une bande son qui fait office de référence

Bons Points La dernière partie du scénario

Bons Points EPIQUE

Mauvais points

Mauvais Points La caméra

Mauvais Points Le gameplay parfois brouillon

commentaires

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