Aven Colony

La période de l’été est toujours propice pour non seulement passer de bonnes vacances mais également pour découvrir des jeux que l’on aurait volontairement zappé en période classique avec grand tort, et Aven Colony est clairement de ceux-là.

petit moment de vérité…

Développé par 4 vétérans du jeux vidéo ayant travaillés sur des jeux comme Fable 2, Metroid Prime 3 ou encore Star Wars The Old Republic, Aven Colony vous propose de devenir le gouverneur de la première colonie extra terrienne de l’humanité.

Sur Aven Prime, planète vierge riche en ressources, vous devrez établir des colonies viables et autosuffisantes pouvant supporter les longs et dangereux hivers de ce monde sauvage (le premier message d’alerte du jeu concernant l’hiver est un joli clin d’œil à Game of Thrones).
Ne pouvant pas vivre à l’extérieur à cause du manque d’oxygène, vous devrez construire votre habitat de manière hermétique et lier vos bâtiments via des tunnels vitrés pour permettre la circulation.
Les premières minutes de jeux se dévoile comme un Sim City futuriste, de nombreuses informations sont à prendre en compte (les deux missions de didacticiels ne sont pas inutiles pour comprendre les mécaniques) comme la qualité de l’air, pouvant être altérée par vos bâtiments, la criminalité ou encore la position des vos habitations par rapport au lieu de travail de vos habitants ou encore des ressources plus classiques comme la nourriture, l’eau et l’énergie.

La première particularité du jeu est que l’hiver est rude, comprenez par la que la plupart de vos fermes fonctionneront à bas régime, vos centrales électriques seront mis à rude épreuve à cause de la demande supplémentaire liée au froid ou encore les terribles éclairs qui pourront fortement endommager vos installations ! Mais ce n’est pas tout, Aven Prime n’est pas si déserte que ça et vous découvrirez au fur et à mesure de vos missions que certaines formes de vie peuvent être agressives.

La seconde particularité est que Aven Colony est scénarisé. Votre colonisation se fera via plusieurs missions avec chacune sa spécificité. Si la mission de Vanaar (la première) semble très simple, celle d’Azara sera plus délicate à faire car votre colonie sera dans l’incapacité de fabriquer de la nourriture en raison du froid polaire et du sol gelé de la région. Pour les néophytes, rassurez-vous, le jeu est très bien conçu et vous serez toujours guidé via les nombreuses quêtes (spécifiques à la mission ou récurrentes, comme augmenter le nombre d’habitants ou gagner un référendum), les pros eux, iront plus loin en développant d’autres aspects de la colonie non cités par ces dernières.

Le zoom est assez puissant

L’exploration ou l’aventure dans un fauteuil

Dès la seconde mission (Sandy Gulch) vous aurez la possibilité de construire un bâtiment lié à l’exploration, vous autorisant à vous balader bien au-delà de votre colonie afin de découvrir de nouvelles choses. Dans un écran différent, vous pourrez explorer la zone à la recherche de points d’intérêt ou réaliser des missions comme sauvez des explorateurs, ramasser des ressources ou visiter des lieux étranges, chaque exploration vous apportant des “médailles” et donc des récompenses supplémentaires.

Sans être trop invasif dans la gestion de la colonie, ce petit plus est agréable et permet de partir à l’aventure sans prendre de gros risques (au pire votre vaisseau sera détruit), il ajoute un petit côté mystérieux à la planète qui va rapidement afficher d’étranges mystères comme des bâtiments inconnus ou des artefacts aliens…
Un peu comme une cerise sur le gâteau, des événements aléatoires seront de la partie comme des tempêtes de glace, des créatures autochtones, sorte de poulpe pouvant s’accrocher à vos bâtiments ou, bien plus redoutables, des spores toxiques pouvant s’infiltrer dans les conduits d’aération (indispensable pour maintenir une qualité d’air optimal) et pouvant infecter très rapidement votre colonie ! De quoi faire…

Malgré tout ça, le véritable ennemi de Aven Colony c’est vous même car très rapidement votre colonie stable et autosuffisante peut basculer dans le chaos avec un mauvais choix ou un oubli de vérification de ressources…

Faut pas l’énerver lui..

Nanite m’a tué

Les Nanites ont une triple importance dans Aven Colony, la première et la plus évidente est de pouvoir construire ou améliorer vos bâtiments, la seconde permet de réaliser des échanges commerciaux avec le vaisseau colonial ou vos anciennes colonies. La dernière et, en l’occurrence, celle pouvant vous planter une croissance est celle qui permet à d’autres équipements d’être efficace comme l’hôpital. Si en pleine épidémie vous vous retrouvez à court de Nanites, celle-ci évoluera plus vite que vos équipes médicales ne pourront la soigner ! Ne poussant pas sur les arbres, vous devez avoir des usines fonctionnelles avec suffisamment de ressources (fer, cuivre) pour répondre à la demande sous peine d’être totalement paralysé !

Si l’aspect gestion du jeu tient parfaitement la route, ce n’est pas un 4X à proprement parler vu que vous ne gérez aucune troupe de combat, le seul armement disponible est un canon à plasma qui vous aidera (plus ou moins) à combattre la faune locale. Malheureusement l’aspect graphique est lui très perfectible. Les environnements sont mignons mais un peu vide, le jeu souffrant régulièrement de retards d’affichage de textures lors des zoom ce qui gâchent un peu l’immersion.
Même chose sur le fait de pouvoir regarder ses colons via le système de caméra. Rigolo cinq minutes mais rapidement inutile vu les nombreux outils de surveillance disponibles (via la touche LT). Quant au système de rosace de sélection, si l’idée est bonne (c’était déjà utilisé sur les Command & Conquer sur Xbox 360), cela reste limite question jouabilité et on constate une nouvelle fois la limite du pad dans ce genre de jeu, heureusement que l’on peut mettre ce dernier en pause pour compenser.

Quand l’hiver se pointe, vos fermes ne fonctionnent plus !

Aven Colony a autant de charme que de petites et moyennes imperfections mais propose un challenge agréable et bien trop rapidement prenant (vous connaissez le “Une dernière quête et j’arrête”), attention cependant, les trois dernières missions font grimper la difficulté de plusieurs crans, comparés à la simplicité des missions précédentes, mais cela ne rend le jeu que plus motivant, limite die & retry ! Enfin, pour les plus acharnés d’entres vous (ou les chasseurs de trophées) le mode Sandbox donnera accès à toutes les zones de la campagne avec une liberté totale. Ici pas de quête de scénario (seulement celles concernant le nombre d’habitants et d’expéditions), juste votre désir de création et d’expansion. Malheureusement ce mode reste assez limité, il aurait pu être plus étoffé.

Malgré ce petit point noir, le premier née de Mothership Entertainment est un excellent rapport qualité/prix (30€) qui vous occupera avec plaisir tout l’été !

A propos de ce test

Jeu fourni par : Team 17

Testé sur : Xbox One

Rédacteur

Pseudo :

Rôliste, Metalleux et jouant aux jeux vidéos depuis trop longtemps pour le chiffrer, je reste passionné par ce média, particulièrement les RPGs sur lesquels je me suis bâti une solide expérience. Chez moi pas de préférence. Ce sont les jeux qui font la console et pas l'inverse !

Playstation Lucian_Blight

Succés XBox Lucian Blight

Bons points

Bons Points Colonisation d’une planète “vierge”

Bons Points Aspect gestion poussé sans être lourd

Bons Points L’aspect scénarisé de chaque mission

Mauvais points

Mauvais Points Trop simple graphiquement

Mauvais Points Retard d’affichage de texture trop régulier

Mauvais Points Aucune possibilité d’annuler un recyclage de bâtiment

commentaires

Vous devez être connecté pour laisser un commentaire.