PES 2017 le test

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A chaque rentrée, le combat entre les studios nippons et américain fait rage … Nous vous parlons bien évidemment des jeux de football. FIFA 17 ou PES 2017 ?

Chaque année, certains d’entre vous sont confrontés aux mêmes interrogations tandis que d’autres restent sagement et fièrement campés sur leur position. Pas de bagarre ! Fraîchement sorti, nous avons testé pour vous le nouveau volet de la franchise Pro Evolution Soccer. Mais n’ayez crainte, FIFA 17 sera aussi inspecté sous toutes les coutures d’ici quelques jours.

screenshot-original-15Le retour des gestes d’école !

Après une édition 2016 plutôt réussie, le statut d’outsider de FIFA semble bien convenir à la série PES. Si cette nouvelle édition a consolidé certains points forts et tente de palier à certaines lacunes, Pro Évolution Soccer 2017 offre des modes de jeu classiques. Symbole de la franchise, la Ligue des Masters est toujours présente, tandis que le mode Vers une Légende –  permettant d’incarner soit un personnage créé, soit un joueur pré-existant dans une carrière perso – reste lui aussi de la partie.

screenshot-original-22Pour les amoureux du mode en ligne, n’ayez crainte ! Le PES : MY CLUB est lui-aussi présent. Véritable mine d’or pour Konami – tout comme le mode FIFA Ultimate Team peut l’être pour EA sports – le mode est de nouveau disponible dans cette nouvelle édition, il ravira les fans du mode, bien qu’un passage par la case carte de crédit ou compte PayPal soit quasi indispensable pour monter une équipe solide et compétitive.

On ne change pas une équipe qui gagne … Enfin …

Cette année, et encore plus que les années précédentes, la guerre entre les studios a entraîné une guerre des licences. C’était, en effet, au développeur qui récoltera le plus d’équipe pour son jeu. N’allez pas vous y méprendre, les deux jeux contiennent les mêmes équipes, toutefois, certaines seront bien mieux modélisées que d’autres en raison d’une attribution de licence. A titre d’exemple, Manchester United est sous licence FIFA, promettant ainsi des graphismes bien plus aboutis qu’une équipe telle que Ajaccio. Cette guerre des licences a creusé un écran entre les deux jeux. En ce qui concerne cette édition de PES, nous n’allons pas cracher dans la soupe, les graphismes sont éblouissants et particulièrement réussis.

screenshot-original-16Toutefois cette appréciation se limite aux équipes sous licence telles que le FC Barcelone. En effet, mise à l’honneur, l’équipe jouit d’une modélisation idyllique entre un stade magnifiquement retranscrit, des joueurs modélisés à la perfection, il y a vraiment de quoi en faire jouir plus d’un. Malheureusement cette qualité n’est que le soin de l’investissement. Il est donc vraiment déconcertant de constater que le jeu peut atteindre des sommets graphiquement, mais que ces sommets ne sont accordés qu’aux équipes sous licence.

L’interface est également l’une des déceptions de cette édition. Bien qu’elle ait été totalement revue sur la forme, son contenu reste parfaitement identique par rapport à l’année précédente, de quoi en décevoir plus d’un.

Un peu comme la Team Rocket, ils sont clairement de retour, et pour vous jouer de mauvais tours … ou de mauvaises blagues, à voir ! Nous parlons évidemment des commentateurs du jeu. Selon nous, ils sont véritablement le plus gros point noir du jeu. Véritables gâchis qui nuisent véritablement à l’expérience de jeu, ils ne sont autres que des commentaires recyclés des opus précédents avec – histoire de ne pas trop montrer que l’on a vite expédié le travail –  une petite touche de nouveauté : les blagues des commentateurs. Rajouter de l’humour dans le jeu ? Pas tellement, nous avons plutôt opté pour de la consternation. Avec des blagues telles que « Daren d’Angleterre … », les commentateurs se montrent plus inutiles et affligeants que divertissants.

screenshot-original-14Place aux changements tactiques !

Il y a longtemps, ce qui faisait la force de Pro Évolution Soccer était son côté simulation qui venait alors en totale contradiction avec les jeux plus arcades comme ont pu l’être les FIFA. C’est ce retour aux fondamentaux qui est signé avec cette édition 2017. Pour les amoureux des traditionnels « tout droit », une sérieuse mise au point tactique s’impose avec ce nouvel opus. Non non ! Vous ne rêvez pas ! Les développeurs ont travaillé d’arrache-pied afin d’offrir une expérience de jeu bien plus réaliste que ce qui avait pu être fait auparavant. Autrement dit, finis les longs rush en solitaire pour marquer d’une frappe lointaine, finis les gants de guimauves et les défenses à l’abandon, place aux stratégies !

screenshot-original-23C’est d’ailleurs l’un des détails frappant du jeu. La mise en place du jeu se montre bien plus réaliste, il sera nécessaire de vous montrer patients, de ne pas hésiter à faire des décalages, de chercher l’ouverture afin de contourner le rideau défensif et d’enfin pouvoir mettre en difficulté le gardien, qui, lui aussi est bien plus performant que précédemment. Si vous étiez habitué des gants troués, malheureusement pour vous, ils ont été remplacés ! Rares seront les fois où ils relâcheront le ballon capté, terminées les balles renvoyées dans les pieds de l’adversaire. La réactivité et le replacement des gardiens ont aussi été revus puisqu’ils se montrent bien plus réactifs qu’à l’accoutumé.

screenshot-original-25Si le système de passe n’avait aucunement besoin d’être revu, celui-ci étant déjà très efficace, Konami s’est quand même afféré sur la tache puisque un changement a été effectué. Qu’il n’en déplaise aux puristes, cette nouvelle fonctionnalité va, dans l’hypothèse où toutes les conditions sont réunies, modifier la trajectoire d’une passe afin de décupler la précision. Bien évidemment, cette fonctionnalité n’est pas effective à tout instant, il faut que vous soyez en possession d’un bon passeur, que l’espace dans lequel il se trouve ainsi que le positionnement du coéquipier soient intéressants. Cette fonctionnalité vient alors renforcer le réalisme du jeu, offrant des expériences de jeu véritablement agréables.

screenshot-original-26L’un de nos soupirs de soulagement lors du test concerne bien évidemment les effectifs du mode en ligne. ENFIN ! Oui vous avez bien lu, ENFIN ils sont à jour dès l’achat du jeu. Cela peut désarçonner les nouveaux joueurs mais vous ne rêvez pas, la majorité des dernières éditions étaient parues sans que les effectifs des équipes disponible en ligne ne soient mis à jour. Ce détail était d’ailleurs l’une des carences principales du jeu, carence qui laissait à FIFA un très gros avantage. Cette fois c’est terminé. Dès le démarrage de votre jeu, vous pourrez jouir des plus belles équipes des plus grands championnats avec des effectifs à jour. Une bonne connexion vous sera toutefois nécessaire pour jouer en ligne. D’importants lags sont à noter, de telle sorte qu’une connexion un peu fébrile peut vous empêcher de profiter pleinement du mode.

screenshot-original-24Un opus bien meilleur que le précédent

Si FIFA a pu en faire rêver plus d’un avec ses nombreuses équipes sous licence et l’utilisation du logiciel de modélisation Frostbite, Pro Evolution Soccer 2017 n’a pas à rougir de ses performances. Les améliorations apportées au gameplay raviront les joueurs, bien que, graphiquement, le jeu puisse décevoir notamment avec des équipes non sous licence. Konami propose, avec cette nouvelle édition, une expérience de jeu très plaisante qui ravira les amoureux du ballon rond.

 

Jeu testé sur Xbox One

Bon Points

  • Un IA plus efficace en défense et en dernier rempart
  • Un gameplay plus proche de la simulation que de l'arcarde
  • Des effectifs mis à jour dès la sortie du jeu

Mauvais Points

  • De grosses lacunes graphiquement en raison des pertes de licence
  • Des commentateurs inutiles et exaspérants
  • Des lags en mode en ligne
8.5

Super

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Mon parcours de Gamer commence avec le premier Mario sur Nes . . . . Et oui déjà si loin !! Je suis plutôt spécialiste des jeux de sports et j'aime également les jeux dits "retro" aujourd'hui , qui me filent un petit coup de vieux quand la nouvelle génération en parle ...
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