Fire Emblem Echoes : Shadows of Valentia le test

3DS

Fire Emblem est une license phare de Nintendo aujourd’hui. L’année dernière nous avons eu le droit à 3 versions du même jeu proposant 3 aventures différentes et 3 approches de jeu différentes. Intelligent Systems nous propose cette fois un retour aux sources…

Alm et Celica (pas la voiture hein..) vivent tranquillement dans le village de RAM sous la surveillance du grand-père de Alm, un ancien général du royaume de Zofia. Le monde de Valentia est découpé en deux royaumes, Zofia protégé par la déesse Mila et Rigel sous la coupe de Duma. Ces deux divinités furent longtemps en guerre avant de procéder à un pacte. Chacun prenait une partie du monde avec sa population pour les diriger avec la promesse de ne pas intervenir ni envahir l’espace du voisin. Cette trêve dura des millénaires avant que tout parte en cacahuètes.

L’histoire vous parle ? C’est normal car Fire Emblem Echoes est un remake de Fire Emblem Gaiden sorti en 1992 sur Famicom (la Nes). Echoes reprend toute la trame scénaristique dans un écrin graphique très proche de l’épisode Fates. Pour la majorité d’entres vous qui ne connaissent pas l’épisode Gaiden, vous incarnerez à la fois Alm et Celica. Chaque héros aura sa propre armée, ses propres objectifs tout en étant interdépendants.

Récemment vieux

Sous ce titre qui pourrait parfaitement coller à notre nouveau président, Fire Emblem Echoes propose à la fois un retour traditionnel tout en proposant de nouvelles idées et un emballage moderne. Chaque personnage évolue sur une partie de la carte du monde de Valentia via des routes et “points” prédéfinis. Certains de ces repères correspondent à un village, fort ou autre point d’intérêt mineur. Sur la majorité d’entres eux des ennemis à combattre. Vous pouvez déplacer le curseur sur les troupes ennemis pour y connaître le nombre et la valeur de force de ces derniers (histoire de voir si vous êtes de taille).

Une fois le combat enclenché, on retrouve le système de combats et la visualisation du champ de bataille présent depuis Awakening. Vous déplacez vos troupes puis c’est au tour de l’adversaire. La résolution des combats se fait tout en 3D (comme depuis Awakening) avec la possibilité d’accélérer celui-ci. On retrouve toutes les classes du jeu d’origine ainsi que d’autres bien connus mais portant un autre nom (comme le chevalier puis Baron, connu sous le nom de Général). Comme souvent vous n’avez pas la possibilité de choisir une orientation pour vos personnages, à l’exception d’un villageois (comme les amis de Alm).

Une fois vaincus, vous pouvez avancer sans que la position durement acquise ne soit reprise par l’ennemi. Rassurez-vous, plusieurs places fortes ennemies fera régulièrement apparaître de petites troupes qui cherchera à vous intercepter, histoire de pouvoir continuer à pexer un peu.

La saga Fire Emblem nous a habitué à gérer le triumvirat d’armes avec force et faiblesse (épée plus forte que la lance, elle-même plus forte que la hache qui est plus forte que l’épée). Dans Echoes ce n’est plus le cas, ici l’arme devient un accessoire comme une potion ou une bague. Une épée d’acier permettra de faire plus de dégâts que si votre soldat n’en avait pas, mais il sait très bien se battre sans. Ici l’équipement (1 slot par personnage) donne l’avantage d’apprendre des techniques spécifiques (comme dépeçage pour l’épée acier ou Guérison pour la lance bénie) à force de les utiliser. Changer d’équipement et vous perdrez ces techniques, à vous donc de bien choisir !

Autre point intéressant, les mages et soigneurs doivent consommer leur propres points de vie pour lancer un sort, ce qui peut très rapidement les mettre en danger car si l’ennemi les attaques, ces derniers répondront en consommant leurs points de vie (et donc se rapprochant encore plus de la mort). En contrepartie leur sort sont puissants et mortels. Fire Emblem Echoes propose deux modes de jeux en plus de la difficulté. Débutant et vos troupes vaincus reviendrons dans le combat suivant et classique où ils seront perdus pour toujours ! Une légende cependant parle de fontaine pouvant ressusciter les morts, mais cela reste une légende….

Un mode donjon

Passons à la partie moderne du jeu. Certains lieux sur la carte vous proposerons de les explorer. Votre héros devra choisir 9 compagnons avant d’y aller. Chaque compagnon débutera l’exploration en étant en pleine forme. La découverte du donjon se fait totalement en 3D, vous voyez votre héros de dos et tel un Zelda vous pourrez détruire des caisses, couper de l’herbe (pour y découvrir pièces d’argent et composants) et frapper l’ennemi pour déclencher un combat à votre avantage (les troupes adversaires n’auront pas leur vie au maximum). La résolution du combat est classique mais à la fin de ce dernier, certains de vos soldats commencerons à fatiguer, et une fois “claqué” vous devrez les évacuer. Attention donc à ne pas trop exposer un soldat sous peine de devoir le rapatrier trop vite et de vous retrouver en sous-nombre, car une fois fatigué, il perd la moitié de sa vie !

Sur le papier l’idée est excellente et casse le gameplay, mais dans la réalité ces derniers sont trop simples (surtout en comparaison avec les combats sur la carte) et rapidement barbants. Quant à la fatigue de vos troupes, à moins de faire des erreurs stratégiques vous aurez largement le temps d’arriver à une statue de Mila avant que ces derniers doivent être évacués (à l’exception de la tour de Duma). Plus vous avancez dans l’histoire plus les donjons seront grands. Ce fait montre le second défaut de ce mode via la carte. Apparaissant sur le second écran nous n’avons aucune possibilité de dézoomer pour avoir une vue d’ensemble (et repérer les zones non visitées). Dommage car cela nous oblige à mémoriser à chaque fois notre chemin quitte à se perdre (surtout dans le Bois de l’Errance). Maintenant on y découvre du matériel intéressant.

Le donjon a une autre fonction, via la statue de Mila. En effet, lorsque votre soldat est prêt à évoluer (en gros dès qu’il atteint le niveau 10), il doit se rendre devant une statue de la déesse afin d’y prier et de recevoir l’évolution. Pas très pratique lorsque vous êtes entouré d’ennemis, et qu’à chaque déplacement, cela entraîne un combat avec votre autre héros.

Un bon épisode de clotûre

Comme l’a annoncé Nintendo, Fire Emblem Echoes devrait être le dernier représentant de la license sur Nintendo 3DS et il conclut de belle manière en proposant un mix savamment étudié entre le côté traditionnel du jeu (classe à l’ancienne, difficulté corsé sur la fin) et modernité (habillage Awakening, les donjons). Il n’a au final que peu de défauts, mais il ne sort pas du lot non plus, il remplit juste parfaitement son rôle de T-RPG même si l’aspect farming se voit bien trop répétitif.

L’originalité du jeu revient aux deux héros à gérer en même temps avec deux armées assez différentes. Si Alm peut compter sur la force brut avec un grand nombre de cavaliers, Celica aura une approche plus fine, notamment avec son grand nombre de mages et à un parcours plus intéressants. Quant à l’histoire, et bien disons que la majorité des révélations sont “capillo-tracté”, c’est à dire que vous les voyez arriver de loin. N’empêche qu’on s’y prends au jeu, à essayer de réaliser toutes les petites quêtes annexes et trouver des marchands pour s’échanger du matériel (les marchands sont rares et certains objets de quêtes peuvent être trouvés que par l’autre héros ! Choisissez bien).

Bref vous l’aurez compris, Fire Emblem Echoes est une valeur sûre, mais ne se démarquera pas des autres (exception du dernier chapitre, un vrai plaisir !). C’est déjà très bien pour un remaster (avec une surprise à la fin) !

Bon Points

  • Retour au gameplay plus traditionnel…
  • ... tout en étant moderne
  • La gestion des mages/soins

Mauvais Points

  • Donjon souvent ennuyeux
  • Gap de difficulté violent sur la fin
  • Scénario basique (so 1992)
8

Super

Rôliste, Metalleux et jouant aux jeux vidéos depuis trop longtemps pour le chiffrer, je reste passionné par ce média, particulièrement les RPGs sur lesquels je me suis bâti une solide expérience. Chez moi pas de préférence. Ce sont les jeux qui font la console et pas l'inverse !
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