Assassin’s Creed Chronicles

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[Critique] Quand la série Assassin’s Creed rencontre Hollywood ça donne quoi ?

[Critique] Quand la série Assassin’s Creed rencontre Hollywood ça donne quoi ?

Au courant de l’année 2016, on a pu apercevoir le bon mais pas sans défaut Warcarft. Et c’est en ce mois hivernal que sort Assassin’s Creed, l’adaptation cinématographique du célèbre jeu d’Ubisoft mondialement connu. Mais que vaut ce dernier ? Son saut de la foi se fera t-il dans la paille ou sur le sol ?

Une histoire qui a du mal à convaincre

Réalisé par l’australien Justin KURZEL, derrière lui le nominé cannois « Macbeth ». Ce dernier se retrouve au commande d’Assassin’s Creed avec Michael Fassbender (X-Men, Steve Jobs), Marion Cotillard (Inception, La Môme), ou encore Jeremy Irons (Batman vs Superman, La couleur de la victoire). Et c’est avec grande crainte au vu des bandes annonces que je me dirigeais vers la salle de cinéma et que le film commença.

Première surprise : le scénario. Ce dernier a du mal à se mettre en place ! Entre passage du passé des Assassins et moments présents, le spectateur qui ne connaît pas la licence aura du mal a s’y retrouver ! Malgré un casting 4 étoiles, Assassin’s Creed a du mal à convaincre a l’écran, la raison ? Quand on parle du jeu vidéo du même nom, l’histoire se fait sur plusieurs heures. Les personnages ont le temps d’être mis en place, les intrigues et les sous intrigues ont le temps de fonctionner mais là … Ce n’est pas aussi simple ! En 2h de temps à l’écran il faut nécessairement aller plus vite. Et oui, à peine les personnages présentés, notre héros Cal Lynch se retrouve dans l’Animus, la machine temporelle génétique.

Et cette derrière peut paraître surprenante car finis les fauteuils confortables, place à un bras articulé qui reproduira les mouvements de son Alter Ego Aguilar, l’Assassin Espagnol en 1492.

Le film a du mal à convaincre scénaristiquement car les phases dans le présent sont beaucoup trop nombreuses et on a l’impression que ce sont les Assassins les méchants et que les Templiers sont les gentils. Bien qu’il ait un but peu noble (priver le monde de libre arbitre), ils veulent tout de même stopper la violence dans le monde. Et les Assassins sont un obstacle à leur mission.

Mais une ambiance qui fonctionne

Bien que le scénario soit bancal, le film parvient très rapidement à vous transporter par son ambiance et son univers qui raviront les fans comme les novices. Les phases en Espagne sont d’une complexité efficace. On sent le monde, la cohue présente dans les jeux qui nous permet de nous mouvoir sans nous faire repérer. Les phases dans le présent sont d’une finesse et d’une propreté digne des locaux d’Asbstergo. Si l’Animus peut paraître étrange pour les fans, ce dernier se justifie pour accélérer l’apprentissage de Lynch dans sa maîtrise de l’assassinat, car oui, entrez dans l’Animus a des effets secondaires. On apprend au fur et à mesure les capacités des nos ancêtres génétiques. Rappelons encore que l’on a que 2h, non 3 épisodes à l’instar du jeu.

Néanmoins, le film aurait pu choisir n’importe quelle époque pour le passé, cela n’aurait rien influencé sur l’histoire tant l’époque n’est pas respectée. On parle quand de la prise de Grenade ? Événement majeur de l’histoire occidentale qui se retrouve presque bafoué par 3 scènes d’action qui justifieront les phases du présent. Cependant, il convient de noter que les scènes d’action fonctionnent vraiment bien. Chorégraphie stylisée, mouvements de caméra fluides … et saut de l’ange réussi.

Un Assassinat peu convaincant

Le film Assassin’s Creed reste divertissant, il convaincra aisément les fans, même s’il se montre parfois maladroit. Mais qu’on se le dise, les personnage restent peu convaincants à certains égards. On notera tout même que les scènes du présent et l’intéressement pour les Assassins et les Templiers de 2016 sont un parti pris qui permet aux fans de voir une autre facette de l’univers vidéoludique qui, lui, se concentre sur le passé génétique de nos héros.

Assassin’s Creed loupe clairement son public, voulant plaire à pas mal de monde au lieu de se concentrer sur ses fans ou de totalement faire abstraction de l’univers derrière. Il fait l’inverse de ce que Warcraft a fait, c’est-à-dire, rester fidèle à son univers avec un fond mal fichu. Il ne convainc pas là où son homologue Blizzard a réussi avec son épopée héroïque bourrée de clins d’œil subtils.

Assassin’s Creed est un film oubliable de 2016, mais qui plaira aux fans, manquant de fan service et se voulant trop indépendant de l’univers dont il est inspiré.

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